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Colloque 3 février 2010
Internet pour tous, internet solidaire
En attendant les actes du colloque, un petit résumé des propos tenus par les différents intervenants au fil de la journée (source : synthèse de la journée, disponible sur le site de Villes Internet ici
INTRODUCTION
Jean-François VOGUET, le sénateur-maire de Fontenay-sous-Bois
Le thème de la solidarité est fondamental pour réussir le pari d'une ville en partage et l'internet pour tous en est l'un des axes essentiels » Internet est au coeur de la vie sociale.
Bernard BENHAMOU, Délégué aux usages de l'internet
L'accès à l'internet est un droit fondamental qui justifie la gratuité de ce service pour lesp lus défavorisés ou, à défaut, lam ise en place d'un tarif social. Il faut mettre en place des politiques d'accès pour tous : les plus de 60 ans et les personnes à revenus modestes sont particulièrement concernées par les nouveaux efforts à concrétiser. Nouvceau défi à prévoir : selon certaines prévisions, les « mobinautes » (téléphone mobile) dépasseront en nombre les internautes en 2012. là aussi, il faut s'assurer que tous auront droit d'accès.
Le numérique pour tous dans les quartiers populaires : M. BRIAND (Créatif) et B. BOISSIERE (IRDSU)
Le taux de connexion moyen est élevé aujourd'hui. Reste un problème fondamental : travailler davantage sur les compétences numériques de chacun. . Les conséquents budgets de l'aménagement numérique du territoire devraient consacrer pour une efficacité idéale une part de 5 à 10% pour l'accompagnement au quotidien et en proximité avec les usagers. Différents freins reviennent régulièrement dans les études menées au sujet de la fracture numérique qui rime souvent avec fracture sociale (cf la synthèse).
Réaffirmer l'enjeu du numérique dans les quartiers populaires semble aujourd'hui nécessaire.
Le travail en réseau des acteurs impliqués, leur formation, l'action pédagogique auprès des personnes isolées sont à développer.
Table ronde n°1 : internet et habitat social
E. Lamoulen (Toit Angevin), R. Roué (EPN Kerorvien à Brest), M. Beauchamps (chercheur)
Pour les locataires, selon le Toit Angevin, bailleur social, le coût et les conditions d'acces à internet les préoccupent. A noter la différence marquée du taux de connexion des foyers selon leurs revenus, les plus modestes étant aussi les moins connectés. Le risque de se ruiner existe en cas d'abonnement, notamment quand plusieurs ados vivent au foyer.
L'internaute moyen n'existe pas. Il y a ceux qui ont internet et ceux qui ne l'ont pas. Et malheureusement ce sont ceux qui en auraient le plus besoin qui y ont le moins accès.
A voir, exemples à Angers et Brest sur la synthèse complète.
Le prix comme frein majeur à l'équipement et l'abonnement. Une fois toutes les factures payées, il ne reste à certaines familles que 80 euros par mois : sur cette somme résiduelle, les 20 euros d'abonnement internet sont insurmontables. Les offres actuelles d'accès universel sont inadaptées. Méfiance également : certains opérateurs peuvent se servir de l'internet offert gratuitement dans un premier temps comme produit d'appel pour des produits suivants facturés à prix prohibitifs aux collectivités.
PROPOSITIONS : Développer l'accompagnement des personnes, la puissance publique peut financer les infrastructures et l'internet social , developpement des logiciels libres.
Table ronde numero 2 : Tous équipés; Une démarche éco-sociale
P. Perez de la DUI, G. Berhault de l'ACCID, H. Beaulme d'Ecodair et J. Houdremont de la M@ison de Grigny
Important problème d'accès à l'équipement (prix élevé des ordinateurs) A éviter : la fracture entre population sous-équipée et population suréquipée. Solutions : entreprises de recondsitionnement d('ordinateurs, avec emploi de personnes en difficulté.
Les utilisateurs accèdent ainsi à bas prix à l'équipement informatique.
Table ronde n°3 : Tous usagers : Un enjeu citoyen
avec P. Guillou de IDEOSE, D. Robert de Microlithe, E. Le Faucheur Joncour (Brest) et V. le Bihan d'Aubervilliers
Pour faciliter l'accession numérique et diffusion des compétences , des expériences ont été menées à Brest pour la rencontre de deux réseaux essentiels : les acteurs du domaine social et la ville, avec la création d'une plateforme d'infos.
Aubervilliers a parié sur les assistantes sociales, sur le renforcement des ateliers numériques
existant en médiathèque.
Microlithe parie sur les logiciels d'aide et de soutien scolaire (entre autres).
La société Ideose réfléchit à l'accès au web pour des personnes aveugles ou sans compétences techniques numériques de base. Il faudrait intégrer l'utilisation du web comme une véritable accession transversale, partir d'un concept pour les personnes handicapées et en tirer des conclusions et des solutions pour un public sans handicap.
Atelier A – Réunion du groupe de travail numérique et politique de la Ville : voir les propositions dans la synthèse ici ou dans article du réseau ici
http://www.villes-internet.net/UPLOAD/article/pages/2695_article.php
CONCLUSIONS
M.Laget, DATAR
Le numérique passe d'un statut utilitaire à une multiplicité des usages. Attentes individuelles, collectives, globales. En Europe, des programme incluent l'accès au numérique, dont les financements restent à organiser.
Législatif : loi lutte contre la fracture numérique, aménagement du territoire, circulaire du 31 juillet 2009 poussant le préfet à organiser la concertation pour SCOT régional et schéma directeur.
Hervé MASUREL SG-CIV
Quatre axes à travailler : Faciliter l'accès à l'équipement, inciter à un usage intelligent de l'internet, faire en sorte que le numérique puisse faciliter l'accès au service de proximité, faire participer les habitants obligatoirement.
Loïc Damiani : adjoint à Fontenay
Les projets publics doivent aussi trouver leur place en matière d'internet, notamment pour les jeunes. Le numérique, les échanges générés via internet pour création de lien intergénérationnel ou social pour publics en difficiultés doivent être multipliées.
ANSA
http://www.solidarites-actives.com/
EPN de Kerourien
http://psaume.infini.fr/mot.php3?id_mot=8
Toit Angevin
IDEOSE
ACCID
http://www.acidd.com/UPLOAD/rubrique/pages/118/118_rubrique.php
Ecodair, entreprise de reconditionnement de matériel informatique
http://www.ordinateur-occasion.com/
http://www.ordinateur-occasion.com/ecodair-463.html
Parlez Cités
http://www.projets-citoyens.fr/node/1524
Maison de Grigny (69)
ANIS -Roubaix
http://www.nord-internet-solidaire.org/spip.php?article1373
Créatif -Brest
http://www.creatif-public.net/article887.html
Inter-réseau des professionnels du développement social urbain
Page du colloque du 3 février sur le site de Fontenay-sous-bois
http://www.fontenaynumerique.net/colloque-internet-pour-tous-3-2-10/
Video internet pour tous de Fontenay sous bois
http://www.dailymotion.com/video/xc0oi5_internet-pour-tous-qu-en-dites-vous_news
les webtrotteurs
Les labels Ville internet 2010 ont distingué pour sa première participation, la ville de Remire-Montjoly en Guyane Française. Comptant plus de 18.000 habitants, la commune, proche de Matoury et de Cayenne a lancé de nombreuses initiatives pour faciliter la vie des habitants, en lien avec internet, que ce soit en matieère d'e-administration ou accès public.
Patricia Gerard, septième adjointe était présente à la cérémonie des labels et nous parle de la politique de la ville en matière d'accès public à intertnet, en particulier dans le quartier des Ames Claires, l'un des trois quartiers populaires aidés par un dispositif national sur le territoire de la commune.
Samedi 5 septembre, le quartier des Prés Saint-Jean de Chalon-sur -Saône (Saône et Loire) a connu un moment marquant et toujours spectaculaire, mais désormais traditionnel pour la politique de la ville, avec la destruction de trois tours d'habitation dans le cadre d'une procédure pilotée par l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Massée dans le quartier ou en rive de saône, la population chalonnaise a dit adieu aux tours. En deux minutes, trois tours pleines de souvenirs se sont écroulées. Un moment attendu qui veut, selon le député-maire, Christophe Sirugue, redessiner "un nouveau visage à Chalon sur Saône"
Le quartier des Prés Saint-Jean, encore appelé la ZUP, abrite 15% de la population chalonnaise : 3100 logements pour 7400 habitants. "La ville la plus dynamique de Bourgogne en matière d'innovation" a souligné le président de la région Bourgogne, François Patriat. Le quartier a également l'intention de devenir la vitrine sportive de la ville, avec la proximité de la base nautique, du boulodrome...
A voir les pages du quartier sur le site de la mairie
Ce samedi 5 décembre, à 14h30, les tours T4, T5, et T6 des Prés Saint-Jean s'effondreront sur elles-mêmes. Cette démolition se fera par vérinage, un procédé n'utilisant pas d'explosif.
Cette démolition marquera la première étape du projet de rénovation urbaine des Prés Saint-Jean, quartier sous contrat urbain de cohésion sociale de la ville de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Cette étape, devenue un rituel pour tous les quartiers suivis par l'agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) marquera le début du "nouveau visage" de Châlon-sur-Saône. Le programme est comme d'habitude, en chiffres, impressionnant: 142 logements à réhabiliter, 230 nouveaux logements, 125 M d'euros. Fin des travaux (qui comprennent centre commercial et travaux de la presqu'ile) prévue en 2015.
Côté numérique, l'agglomération qui regroupe 39 communes a mis en place un système d'information géographique communautaire pour les communes et une infrastructure de fibres optiques ouvertes à tous les opérateurs (Plus de 120 kilomètres de fibre sur la totalité du réseau haut débit, un investissement de 7 millions d'euros : coût de premier établissement dont 1,5 million d'euros de participation du Grand Chalon + 2 millions d'euros pour les extensions futures (enveloppe budgétaire 2009-2013), 26 zones d'activités raccordées et 40 sites (entreprises et établissements publics), 9 opérateurs commercialisent leurs offres télécom à travers le réseau de fibres optiques)
Le territoire du Grand Chalon compte par ailleurs 7 espaces publics numériques et un point d'accès public internet, spécialisé recherche d'emploi est en projet au quartier Prés-Saint-Jean pour 2010 à la maison de quartier.
Wiki collaboratif quartiers politique de la ville et internet : l'exemple de Thonon-les-Bains (74)
Je reposte ici la contribution de Loïc Gervais, animateur à Thonon les Bains et membre de notre réseau qui a publié sur le wiki collaboratif mis en place par Villes internet, Creatif et la Délégation aux usages de l'internet et le Secrétariat général du Comité interministériel des Villes. N'hésitez pas, vous aussi,n à alimenter directement par vos intiatives locales en quartiers CUCS ou à destination de ces quartiers, ce wiki.Ce sera une base de documentation précieuse pour le groupe de travail auquel participeront plusieurs animateurs.
Ville de Thonon les Bains
Au sein de la Ville de Thonon-les Bains, l'appropriation des Nouvelles Technologies est portée par le Secteur Politique de la Ville. En 2004, la Ville de Thonon les Bains recrute un Animateur Multimédia pour mettre en place et coordonner les cinq Points Nets de la Ville. Ces Points Nets sont implantés dans des Espaces d'animation de Quartier. Parallèlement à ce service de proximité organisé en accès libre pour la population, l'animation est centralisée en un sixième Point Net, le Point Net Grangette.Au delà de l'accès libre, le Point Net Grangette, propose des ateliers collectifs d'initiation au multimédia dans le cadre de la charte NetPublic. En 2006 la Ville de Thonon les Bains signe un Contrat Urbain de Cohésion Sociale en partenariart avec l'État et la Région Rhône Alpes. Dans le cadre de ce CUCS, l'accès aux Nouvelles Technologies constitue un prioritaire et transversale. A ce titre dès 2008, un animateur multimédia dit « de proximité » est recruté pour :
Réduire la fracture numérique Lutter contre l'illectronisme Promouvoir la Démocratie Participative
Mise en place d'un blog interquartiers http://bloginterquartiers.over-blog.com/Texte gras
En septembre 2008 la Ville de Thonon a mis en place un blog interquartiers. Ce blog permet de valoriser les actions « politique de la ville » dans les quartiers. Ce blog est alimenté par les acteurs de la Politique de la Ville. Il est administré par un animateur multimédia qui intervient plus spécifiquement dans les quartiers relevant du Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Il est un véritable outil de promotion des actions dans les territoires relevant du CUCS. Au bout d'un an de mise en service, le blog reçoit en moyenne plus de 140 visiteurs uniques par mois pour un total de plus de 620 pages vues par moi. L'originalité de cet outil est de permettre à tous, et y compris aux habitants de pouvoir alimenter le blog.. L'animateur multimédia intervient alors pour un éventuel accompagnement technique.
Mise en place de « permanences multimédia »
Parallèlement à l'ouverture du blog interquartiers, la Ville de Thonon a engagé un animateur multimédia dans le cadre du CUCS pour intervenir dans les Espaces de Quartier de la Ville. A ce jour, l'animateur est présent une fois par semaine dans trois de ses espaces (la ville compte cinq espaces de quartiers, seuls quatre d'entre eux disposent d'un EPN). La présence de l'animateur multimédia est systématiquement couplée avec la présence d'autres partenaires (institutionnels, associatifs...) et son intervention s'inscrit dans une démarche globale d'accompagnement à la personne.
Les demandes se répartissent en trois catégories
Accompagnement à l'aide aux devoirs ( pour les moins de 12 ans) L'accompagnement à la navigation (démarches en ligne, téléprocédures, achats en ligne) pour les 25-55 ans. Accompagnement individualisé pour les plus de 55 ans (en appui d'initiation en groupe ou non)
Accompagnement de projets
Depuis septembre 2009, l'animateur multimédia de proximité intégre les réunions d'équipe du Centre Social Inter Quartiers (gestionnaire des Espaces de Quartiers). En étant au plus près des animateurs du Centre Social, l'animateur peut distiller « une dose de multimédia » dans toute action menée par ses équipes. Après un mois, il a ainsi accompagner deux projets et réalisé une intervention ponctuelle pour un troisième. Les projets réalisés son toujours retransmis au sein de l'équipement dans lequel ils ont été réalisés d'une part et sur le blog interquartiers d'autre part.
Dans le cadre des accompagnements de projets l'animateur multimédia initie les équipes (animateurs et public) à l'utilisation des nouvelles technologies (web reportage, diaporama, écriture sur le blog...) contribuant ainsi à la diffusion des NTIC.
En conclusion, la mise en exergue et la formalisation de cet enjeu dans le cadre du CUCS a permis d'appuyer la légitimité de développer la politique TIC à l'échelle du territoire communal.
Apibeursdé touillou Zazie!
Les bibliothèques du Havre vous invitent à fêter cet anniversaire tout au long de l'automne.
Il y a 50 ans, en 1959, Zazie dans le métro de Raymond Queneau, roman ludique, populaire et savant, remporte un succès immense et immédiat. Dans cette oeuvre, Zazie et Queneau osent la transgression et la langue y résonne fortement avec notre époque twitter et texto.
« Komment k'tu causes? »: un jeu concours sur le net du 15 septembre au 6 décembre
Jenkroipamezoreilles: Zazie a son blog!
Lieu d'expression et d'échange, le blog de Zazie vous emmène dans l'univers du langage de Raymond Queneau, avec Marie Desplechin aux manettes! Venez jouer sous forme de texte ou d'image, ou tout simplement découvrir les réalisations des ateliers et des internautes... vous vous laisserez peut-être tenter !
http://www.ville-lehavre.fr/zazieblog
Remise des prix le 10 décembre à 18h à la bibliothèque Armand Salacrou. Des BD dédicacées sont à gagner !
« Komment k'técris sur le blog? »: pour vous initier au blog de Zazie De 15 à 115 ans
-Samedis 26 septembre et 24 octobre, à 10h30 à la bibliothèque Armand Salacrou
-Jeudis 1er et 8 octobre, à 17h à la médiathèque Martin Luther King
-Mercredis 7 octobre et 4 novembre - Samedis 24 octobre et 21 novembre à 15h à la bibliothèque du Mont-Gaillard
Jouez, votez et gagnez ! Il vous suffit de vous emparer du clavier et de partir à l'assaut des défis littéraires qui vous sont lancés.
Réseau des bibliothèques du Havre
Bibliothèque Armand Salacrou
17 rue Jules Lecesne
76600 Le Havre
Tél : 02.32.740.740
76600 Le Havre
Focus EPN Toulouse (Suite)
Les hautes technologies sont bien représentées à Toulouse. Si on connaissait l'aéronautique, n'oublions pas la téléphonie mobile et la géolocalisation. La ville a pour ambition de devenir la capitale européenne dans ce secteur. En effet, c'est dans sa Communauté urbaine que se trouvent Galileo (concurrent de l'américain GPS), Thalès, le CNES, et de nombreuses start-ups spécialisées dans les services mobiles géolocalisés.
Pourtant, il a été démontré à Toulouse une carence dans le développement des EPN. A ce jour, 37 accès publics à internet (API) ont été recensés dont 25 seulement sont éligibles au titre d'EPN. Discuter de ce sujet était l'objet de la réunion participative du 17 septembre dernier dans l'amphithéâtre de la salle du Sénéchal, à l'occasion de la présentation de l'étude « Bilan des lieux d'accès publics à internet et au multimédia et scenarii d'intervention », en présence de Serge Bergamelli, Directeur régional Midi-Pyrénées de la Caisse des Dépôts et d'Erwane Monthubert, conseillère Déléguée aux TIC à la Mairie de Toulouse.
Le rappel des éléments de contexte est intéressant : 45 % de la population française ne se connecte jamais. Pour 12 % c'est trop cher, pour 29 % c'est trop compliqué et 20 % n'en voient pas l'utilité (Source CREDOC 2007). Si 64 % des usagers ont besoin d'accompagnement, ce besoin est notablement satisfait par le professionnalisme des animateurs d'EPN – ce qui dit toute l'importance de leur existence. Parmi les dispositifs nationaux d'EPN, il faut souligner la présence du réseau Cyber-base, le plus important en France (852 espaces, 1 800 animateurs), également bien structuré dans la région Midi-Pyrénées (57 espaces, 110 animateurs).
On observe comme tendances une action associative positive en termes d'animation mais une gestion souvent instable, ainsi que la volonté des collectivités de disposer d'une visibilité sur les actions menées. A Toulouse, il n'y aurait pas réellement de politique globale en matière d'accès public à internet dans les quartiers, des qualités d'accès et de service très variables, des lieux peu visibles...
Pour mettre en perspectives les enjeux liés aux EPN, trois thématiques majeures sont recensées :
1. Quels sont les principaux publics accueillis ?
- Demandeurs d'emploi (environ 30%),
- Jeunes, collégiens, lycées,
- Retraités et seniors (en forte progression),
- Commerçants et artisans (nouvelle population en émergence),
- Partenaires locaux (associations, etc.).
2. Quels sont les usages des utilisateurs ?
- Emploi (assistance aux démarches en ligne...),
- Education, enfance (soutien scolaire et projets pédagogiques...),
- Social (aide au montage de projets associatifs...),
- Services publics en ligne (assistance aux démarches en ligne...),
- Développement économique (proposition du Passeport pour l'Economie Numérique),
- Insertion (aide à la lecture, apprentissage du français...),
- Culture (création artistique et culturelle...),
- Handicap (compensation des déficiences).
3. Quels sont les attentes des équipes de ces espaces ?
- Pérenniser leur fonctionnement,
- Faire évoluer l'offre d'animation,
- Toucher de nouveaux publics,
- Disposer de plus de visibilité à l'échelle locale.
- Compenser les fragilités financières, surtout dans le cadre d'un portage associatif,
- Renouveler le matériel vieillissant.
En conclusion, il ne faut pas oublier que l'EPN est un outil au service des politiques publiques. Il a pour vocation d'offrir un accès pour tous dans un souci d'équité et de cohésion, et intervient dans de nombreux domaines tels le développement social et économique, l'aménagement du territoire, l'amélioration de l'accès aux services publics.
Cyberespace de Gentilly
Cyber espace de Gentilly, rue du Président Wilson
http://www.ville-gentilly.fr/citoyennete/web-local/le-cyberespace/
http://www.netvibes.com/cybergentilly#Accueil
Yves, 55 ans, est un utilisateur très régulier des services de la cyberbase Le Plessis
Questions à un habitué
Vous habitez Montceau même ?
Je suis de Montceau maintenant, j'y suis né et j'ai longtemps travaillé ailleurs, à Paris notamment, jusqu'en 1992, ensuite à Dijon.
Je viens depuis, deux à trois fois par semaine, depuis huit ans. Je n'ai pas d'ordinateur chez moi, mais même si j'en avais un, ça ne m'empecherait pas de venir régulièrement.
Qu'est-ce qui vous plait ici ?
J'ai toujours utilisé l'informatique, puisque j'ai travaillé dans la comptabilité. J'ai connu les premières applications comptables en 1977. Au début, je suis venu ici pour faire mon CV. Mais j'i de bonnes bases sur Excel, sur Word. Au début, je suis venu pour faire mon CV sur Word. Aujourd'hui, j'ai occasionnellement des missions en intérim, mais maintenant , je vais surtout sur internet lorsque je viens à la cyberbase. Je n'ai pas suivi de formation ici, puisque pour mon travail, j'avais suivi des cours intensifs de word et d'excel, je faisais notamment les choses les plus complexes sur Excel. Remarquez, on perd très vite, c'est pas un problème , ça revient...
Là, vous feuilletez le Monde Diplomatique sur internet. Qu'est-ce qui vous intéresse plus particulièrement sur internet ?
Tout m'intéresse. Tout à l'heure, j'ai regardé les résultats de courses de chevaux, parce que j'ai joué hier...
Et vous avez gagné ?
Non, justement ! Là, je lis cet article parce que j'ai entendu une interview de Jacques Attali à la radio et que je voulais regarder quelque chose, j'aime bien ses bouquins. Comme j'e n'ai pas d'ordinateur, ça m'oblige, partout, à n'importe quel moment, de noter sur des bouts de papier ce que je veux voir plus tard, si j'ai quelque chose à chercher. Si je ne note pas, j'oublie...
C'est très hétéroclite mon truc, regardez : site de Jacques Attali, une recette de cuisine, Jacques Demy, appareil de musculation, comment déménager, vendre sa maison. C'est tout et n'importe quoi, finalement, en relisant la liste..mais tout m'intéresse !
On trouve de tout sur internet ?
Oh, le problème d'internet, c'est qu'on trouve tout ...et pas assez !
Comment vous faites, alors, pour le tri ?
On fait une sélection, mais c'est vrai que quand on va sur un site de départ...et si vous tapez le sujet qui vous intéresse vous avez 20 liens qui apparaissent. Au hasard : cure thermale: voilà un nombre dingue de cures qui s'affiche. Faut faire une sélection dans la sélection...
Vous avez pris l'habitude de venir ici toutes les semaines.
ça m'arrive de ne pas venir une semaine, mais toutes les semaines, hop, j'ai une liste et j'ai des trucs à chercher. Quand j'ai une liste assez longue, je viens. On dit qu'on peut rester deux heures sur un sujet, mais il y a des déviations, ce qui fait que l'on ne trouve jamais exactement ce que l'on veut finalement...
J'aime bien les blogs, les forums. On apprend des fois beaucoup de choses en confrontant son propre avis à celui des autres. Après, on apprend plus par les échanges, les avis des gens. Là dedans, il y a beaucoup de contradictions aussi. Comme les cures thermales, pour avoir l'avis des gens, j'aurais des avis tranchés des internautes sur plusieurs forums. L'un dit que c'est excellent, l'autre trouve ça nul. C'est toujours intéressant d'avoir ces infos-là.
L'association Villes Internet a mené en 2008, une analyse particulière sur les politiques des villes en matière d'internet et de solidarité. Cette analyse s'appuie sur une vaste enquête sur plus de 200 villes participantes aux Labels Villes Internet.
En dehors de nombreux enseignements révélés par ce Label, l'association a tenté plus spécifiquement de savoir comment la «politique internet» des municipalités, intégrait la dimension «solidarité», participait à une recherche de plus grande cohésion sociale et luttait contre des formes diverses d'exclusion.
Pour ce faire, un focus a été opéré sur les villes ayant signé des contrats urbains de cohésion sociale - CUCS - représentant plus de la moitié des villes de l'étude.
En résumé
L'enquête démontre que les villes limitent trop souvent leur politique internet à éviter une nouvelle exclusion (égalité d'accès et d'usages, accès aux droits) ; dans un deuxième temps, internet va être utilisé de manière transversale par toutes les politiques municipales, et tout particulièrement, celles considérées comme facteur d'insertion (éducation, emploi, droits).
Les politiques municipales restent très centralisées et ne vont que trop rarement favoriser l'émergence de pratiques d'une nouvelle culture numérique (participation, ouverture, mise en réseaux...) ; toutefois ces pratiques existent et il semble nécessaire de les encourager.
Des villes dynamiques... et solidaires !
L'étude souligne que les villes en CUCS adoptent des politiques en faveur des usages de l'internet, plus dynamiques que les villes n'ayant pas à résoudre les questions spécifiques des quartiers dont les populations rencontrent de nombreuses difficultés.
Ce constat confirme une donnée maintenant bien connue et beaucoup plus générale : l'usage du net est d'autant plus répandu et soutenu qu'il répond à un besoin. Ici, le besoin c'est la solidarité. Et pour renforcer cette solidarité, il convient non de partir de la technologie, mais toujours et encore d'une forte volonté politique.
Lorsqu'une équipe municipale est confrontée à de graves questions de cohésion au sein de la population, elle a l'obligation d'être particulièrement dynamique et inventive, ceci avec ou sans internet. Dès lors, il est cohérent que les villes ayant des CUCS, soient plus actives en matière d'internet.
Dans les politiques municipales, l'outil technologique vient :
1/ Prioritairement, éviter de voir émerger une nouvelle exclusion, celle de l'accès et de l'usage de l'internet ;
Dans de nombreuses villes, les lieux publics d'accès à Internet sont choisis spécifiquement dans des quartiers difficiles (dans les quartiers ZUS, par exemple à Saint Laurent de Blangy ou dans un centre sportif à Saint Paul Trois Chateaux) ; notons l'initiative de la ville d'Argentan, qui, grâce à un «proxi'bus» lutte contre l'exclusion géographique des populations rurales éloignées.
Ce qui est vrai pour les lieux, est également vrai pour les publics étant ou risquant d'être marginalisés, du fait de leur âge, sexe, culture, éloignement géographique ou difficultés économiques. Des formations ou actions spécifiques sont développées par de nombreuses municipalités (ainsi, pour les seniors et demandeurs d'emploi à Lambersart, et pour les jeunes de quartiers, ou personnes souffrant d'un handicap, à Laval) ;
Enfin, les villes se mobilisent également sur l'équipement, pour doter ces publics des outils informatiques. C'est le cas à Courbevoie ou à Fontenay sous Bois, où des actions de recyclage des matériels informatiques bénéficient prioritairement à des populations défavorisées.
Parallèlement à cette politique d'insertion numérique, les municipalités se mobilisent également pour améliorer l'accès aux droits et aides des publics défavorisés. C'est le cas pour les sites internet des villes de Canejan, de Trith Saint Leger ou encore de Meylan, qui décrivent précisément les aides sociales, démarches, structures d'accompagnement utiles aux populations en difficultés.
2/ Parallèlement, Internet vient irriguer toutes les politiques municipales... et contribuer à lutter contre une exclusion déjà existante.
L'enquête constate qu'internet est utilisé dans toutes les politiques municipales, particulièrement celles considérées comme fondamentales à une meilleure cohésion sociale, telle l'éducation et l'emploi.
Ainsi, de nombreuses municipalités s'appuient sur l'outil internet dans leur politique Education, l'école étant un des premiers lieux de vie où on peut tenter de réduire les inégalités. Au-delà de l'équipement des classes (Echirolles ou Merignac), ou de soutien scolaire (Argentan, Besançon), les villes travaillent avec des structures d'éducation populaire comme à Grigny, et mènent de nombreuses actions d'alphabétisation pour tout public (Noisy le Sec, Pierrefitte sur Seine).
En matière d'emploi, autre source d'exclusion, les municipalités mettent en place des structures de formation et d'aide à la recherche d'emploi (Vannes, Croissy sur Seine) et recherchent à rassembler en réseaux tous les acteurs oeuvrant dans ce domaine, afin de rechercher une plus grande cohérence de leurs actions de lutte contre le chômage (Saint Joseph de la Réunion, Mérignac, Lomme et son portail collaboratif).
Progressivement, toutes les autres politiques municipales sont également irriguées, certes de manière inégale, par l'outil internet, majoritairement pour améliorer l'accès à l'information. Qu'il s'agisse d'accès à la culture (K'ARTiers Festival à Laval) et aux loisirs (Jouy en Josas ou Bretigny sur Orge), de patrimoine (Argentan) ou de vie quotidienne (La Garde).
Aider les villes à entrer dans l'ère numérique
L'ensemble des approches municipales se caractérise par un simple constat : l'internet reste et demeure un outil au service d'une politique municipale. Et principalement un outil d'information.
Trop peu de villes encore tentent de modifier les pratiques en cours, les relations aux administrés et aux habitants, les formes de conception et de mise en oeuvre des politiques municipales ; les expérimentations, la créativité, l'acceptation du risque, l'appel à l'imaginaire restent rares.
Ainsi, l'enquête démontre que dans la grande majorité des politiques municipales, Internet est encore considéré comme un outil ; la technologie, la machine semble encore loin de disparaître, et de se rendre invisible dans des pratiques.
La culture numérique se caractérise par l'approche horizontale, complexe, multiple et partagée de toute réalité sociale ; ce que nous résumons souvent par «l'approche en réseaux» ; les mots clefs qui caractérisent cette culture émergente sont : don, partage, solidarité, confiance, participation, réseaux, jeu... Et cette culture numérique est naturellement «incluante», intrinsèquement solidaire. D'où l'urgente nécessité de s'inspirer et d'étendre les pratiques d'usages de l'internet de villes ayant contracté un CUCS, qui face à un surplus de difficultés, font preuve d'innovation politique et sociale.
Car l'approche municipale demeure trop souvent centralisée. L'enquête constate que les politiques internet des municipalités sont principalement «top/down», de la mairie et de ses services vers les habitants. Très rarement des populations vers la mairie.
Toutefois, le constat ne doit pas être trop sévère, car apparaissent de plus en plus nombreuses de nouvelles pratiques à l'initiative ou non des municipalités.
Des espaces de libres d'expression, et des réseaux d'échanges sont facilités par les villes, tels le portail dédié à la participation des habitants de Grigny ou les nombreux forum de discussion à Saint Martin D'Hères. Certaines villes vont plus loin et aident à la formation à l'expression, et à la production de contenus et de sites associatifs (Grigny, Brest).
On trouve également de plus en plus de municipalités qui «aident à faire» plutôt que de faire elles seules, tout particulièrement dans la constitution et l'animation de réseaux sociaux (Grenoble et le réseau Peuplade, ou la mise en réseau des enfants de divers centres sociaux, à Marly). La volonté de «contrôle» des équipes municipales cède la place à des démarches d'évaluation collective (Grigny et SDnet).
Des dispositifs innovants, tels «voisins solidaires» à Merignac, laissent à la population le soin de résoudre un certain nombre de demandes ciblées et de problèmes spécifiques. Et de nouveaux modes d'expression telle la Web TV de Saint Laurent de Blangy, contribuent à changer le regard sur la création et la diffusion de l'information.
Toutes ces démarches doivent être valorisées. L'expérimentation est au coeur de la mutation à opérer vers des sociétés numériques. De nombreuses villes l'ont compris, certaines sont encore trop prudentes. Mais toutes ont besoin d'être soutenues et accompagnées.
Et dans chaque ville les lieux dédiés ont un role fondamental assumé par les animateurs d'espaces multimédia.
Pour un service public égal il y a urgence à ce que les acteurs échangent leurs valeurs, leurs pratiques et leurs expériences !
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Extraits des contributions des correspondants des Villes Internet, issus de leur questionnaire pour le Label Ville Internet 2008.
Par l'intermédiaire des EPN situé en zone sensible dont un (Barleté) est destiné entièrement au soutien scolaire et l'alphabétisation
Nous travaillons sur un projet de mis en place d'observatoire des quartiers. Les informations seront présentées via un site internet, découpé par quartier.
Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) soutient les associations de quartier en ZUS. Ainsi l'association Deci-dela propose d'initier les habitants de la ZUS à l'informatique et à l'Internet.
Soutien scolaire avec les CLAS à la cyber-base des Haut-de Ste-Croix Actions toute l'année
Une cellule du service politique de la Ville est dédiée à la ZUS, quartier de Planoise.
Espace public numérique et formation dans quartier ZUS.
Le Point Information Médiation Multi Services propose dans le cadre de la Politique de la Ville, des services de proximité. Les Espaces Emploi de Proximité sont répartis sur Parilly et Terraillon pour couvrir les besoins de ces quartiers en zone sensible. Enfin, sur le site de Bron, des pages sont dédiées à des structures coordinatrices de la Politique de la Ville :
- Maison du Terraillon www.ville-bron.fr/editorial.php?Rub=114
- Espace Parilly www.ville-bron.fr/editorial.php?Rub=115
Nous dédions des pages à des zones sensibles sur lesquels les usagers peuvent retrouver toutes les supports de communication que nous réalisons ainsi que des documents d'informations pour mieux comprendre les actions de la municipalités
Mise en place dans les salles de quartiers d'un accès à Internet et d'un PC à disposition des jeunes
La Maison des Quartiers (structure municipale) propose des ateliers "Informatique" et une plate-forme internet au coeur du quartier Champbenoist.
Les plans de formation et d'animation informatique déployés à Echirolles visent surtout les populations sensibles dont la répartition dépasse le découpage ZUS.
Durant la Fête de l'Internet des échanges inter-quartiers sont réalisés, au travers de jeux collectifs, de questions, de visio-conférences dans les Points Cyb et permettent le tissage de liens entre les divers quartiers sensibles. Les Cybériades sont l'occasion de donner accès aux jeunes des quartiers.
Le Maire de Grigny a choisi d'implanter la M@ison de Grigny au centre d'une ZUS afin de lutter contre la fracture numérique.
La ville de Hem et l'association Ordinat'Hem organisent des ateliers "webtrotteurs", les jeunes des quartiers de ZUS y apprennnent la démarche journalistique et développent leur soif de savoir et leur curiosité en enquêtant dans leurs quartiers.
Un EPI va déménager pour aller au coeur d'une ZUS et pour proposer des activités aux plus démunis.
Installation du cyber espace et de la médiathèque sur le quartier sensible de Saint-Nicolas à Laval. Par ailleurs nous profitons actuellement de Plans de Rénovation Urbains pour mettre en place des cyber-bases dans les quartiers placés en ZUS.
Il y a 3 ZUS à Lorient. Sur l'une d'elles, le quartier de Kervénanec, une action spécifique est menée avec création d'un site web depuis plusieurs années et alimentation de certaines rubriques par les habitants avec un accompagnement sur place. http://kervenanec.lorient.fr
A la maison des quartiers sud, un animateur propose des actions en faveur des jeunes défavorisés en mettant en place des stages d'initiation (gratuitement)
Un cyber-espace est mis à la disposition du public accueil par un des centre sociaux de la ville
plus de la moitié de la population de Maxéville habite en ZUS les actions sont donc forcément adaptées à cette situation
En 2008/2009, le Centre Social du quartier de Beaudésert (ZUS) sera doté d'équipements informatiques à destination du public.
Création d'un espace multimédia (30 ordinateurs environ, ouverture toute la semaine) au coeur d'un quartier sensible.
Oui par la mise en place de lieux d'accès à Internet et d'accompagnement.
Par l'intermédiaire du Centre social.
Postes en libre service dans les Mairies de quartier, mairies annexes et centres sociaux, ateliers dans les centres sociaux
En cours de réponse pour participer à l'appel à projet Navitiv pour les habitants les plus éloignés des nouvelles technologies et leur faire bénéficier de 20 heures d'initiation gratuites pour eux.
Dans l'espace SOCIAL rubrique insertion et dans l'espace CADRE DE VIE, citoyenneté.
Oui des créneaux sont réservés au cybercentre qui se trouve au coeur du quartier 60% des utilisateurs proviennent des quartiers ZUS Par ailleurs la chaîne AGORAWEBTV réalise des reportages dans les quartiers pour mettre l'accent sur la valorisation des actions faites par les habitants.
formation à l'informatique en Zone sensible par les centres socio culturels de la Ville
La quasi totalité de la Ville étant classée en ZUS, les actions spécifiques menées pour favoriser l'accès aux TIC pour les populations sensibles le sont quartier par quartier.
soutien aux associations locales et centre sociaux, développement des centres de quartiers


