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Deux journées riches d'échanges et de valorisation d'expériences se sont déroulées lundi 29 et mardi 30 novembre à la Maison des Métallos, un établissement culturel de la ville de Paris.
Organisées dans le cadre de son programme "Culture pour chacun" par le ministère de la Culture et de la Communication (en partenariat avec le Secrétariat Général du Comité interministériel des Villes, l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, la Délégation aux Usages de l'internet, le ministère de la jeunesse et des Solidarités actives) , ces deux journées ont permis de faire connaître des initiatives culturelles et sociales d'usage du numérique. Ou comment, la création artistique, les techniques et usages souvent ludiques, peuvent aider le lien social à se développer et l'humain à s'épanouir.
Un programme réunissant acteurs de terrain, aussi bien créateurs et artistes que des travailleurs sociaux ou encore des intellectuels ont permis une approche complète des actions multiples, variées et inventives, qui par le détour des usages du numérique et de l'internet pousse les uns à dialoguer avec les autres. Les médias participatifs et citoyens, les quartiers populaires ont été au centre des débats et des questionnements.
La Maison des Métallos mettra en ligne en janvier les videos de tous les débats de ces journées. Jusqu'au 8 décembre, l'établissement culturel propose un échantillon surprenant et parfois ébouriffant "Digitalement vôtre". A signaler, le beau travail culturel de création poursuivi, chaque semaine par l'artiste Patrice Moullet avec, entre autres, un institut médico-éducatif voisin, le Centre Raphaël.
Les réseaux sociaux peuvent s'avérer fascinants, facteur d'épanouissement pour les jeunes et les ados qui en sont les premiers utilisateurs. Mais comme tous les outils en perpétuel mouvement , ils recèlent évidemment de nombreux pièges et génèrent une dépendance qu'un peu de connaissances permet de contourner et d'éviter. On apprend ainsi qu'aujourd'hui, 14 % des candidatures peuvent être refusées suite à des informations trouvées sur le net.
Un internaute averti en valant forcément deux, les animateurs multimédia répondent souvent dans leurs ateliers à de nombreuses questions de jeunes férus de facebook et my space et doivent parfois rassurer leurs parents...
C'est pourquoi nous avons choisi de mettre en valeur le travail d'une animatrice, Laureline Lefebvre, qui a longtemps exercé en Haute-Savoie. Elle a mis au point une carte heuristique, riche de nombreux liens, qui permet de mieux appréhender le plus célèbre des réseaux sociaux mondiaux de façon claire et très complète. Nous vous recommandons également sa page netvibes
Cet outil pédagogique a été réalisé dans le cadre d'une formation donnée le 29 avril 2010 aux animateurs de l'Espace Jeune de la MJC de Saint-Martin-en-Haut (Rhône). La forme carte heuristique, élaborée avec le logiciel gratuit Mindomo, disponible en ligne, permet de présenter des séances d'initiation et découverte rapidement et simplement.
La présentation de Laureline :
Les points développés :
- à quoi faut-il penser avant de se lancer sur la publication Internet
- les premiers pas avec Facebook (avec un développement des différents points de confidentialité à surveiller )
les réflexions sont tournées aussi bien vers la construction d'un profil pour l'espace que les points auquels faire attention au sujet des comptes des jeunes
- D'autres informations bonnes à savoir sur Facebook (conservation de nos données, suppression de compte, signalement des - de 13 ans...)
- une sélection personnelle et internationale d'une vingtaine de sites de prévention en direction des éducateurs, des parents, des enfants et des jeunes.
Carte heuristique mise en place pour initier à l'utilisation de Facebook l'espace jeune de la MJC de Saint Martin en Ha ut (69)
A lire également, cet article qui étudie le comportement des parents américains face aux réseaux sociaux . Chiffre intéressant : 48% des papas et mamans connectés et inscrits sur un réseau social deviennent "amis" avec leurs enfants déjà inscrits...
La Réunion : La CYBERBASE Le Port au coeur de la première rencontre Villes Internet/ Océan indien
Dans le cadre de la première rencontre régionale Villes Internet/Océan Indien qui se déroule aujourd'hui jeudi 24 et demain vendredi 25 juin à la médiathèque Benoite Boulard, de la ville du Port à la Réunion, nous avons interviewé les animateurs de la cyberbase Le Port (Fabrice DAMOUR, Laëtitia AUGUSTIN, Christophe LAYEMAR), qui nous présentent leur cyberbase et leurs actions.
Avec 3.300 inscrits et beaucoup d'habitués, la cyberbase Le Port est placé sous la responsabilité de Lionel Letoullec, responsable informatique et cyberbases pour la communauté d'agglomération TCO, Territoire de la Côte Ouest. Nous publierons les interviews des animateurs cyberbases de 4 autres communes du TCO prochainement.
Pouvez-vous en quelques mots présenter votre lieu d'accès public à internet et ses spécificités ?
La Cyber-Base du Port est située au sein même de la médiathèque Benoite Boulard.
L'espace met à disposition du public 12 postes informatiques connectés à Internet, dont une dédiée à la vidéo et une à la création audio, d'une imprimante et d'un scanner.
Quels sont les services proposés les plus prisés par vos utilisateurs ?
L'accès libre à Internet fédère le plus d'utilisateurs : consultation de messagerie, de blogs, messagerie instantanée, recherches diverses sur internet...
Les usagers sont nombreux à plébisciter l'initiation à l'informatique : 3 jours par semaine, des ateliers sont mis en place ; cela peut concerner les bases de l'informatique, la messagerie, l'utilisation de base de logiciels divers (retouche de photos, traitement de texte...).
L'emploi est également mis en avant : beaucoup de personnes viennent dans l'espace pour la recherche d'emploi en ligne, mais aussi pour la création de cv, lettre de motivation.
De nombreux usagers adhèrent aussi à l'administration en ligne (état civil, déclaration d'impôts...)
Enfin, certains moments sont réservés spécialement pour les loisirs à l'intention des jeunes (jeux vidéo sur internet, jeux éducatif...)
Selon vous, existe-t-il une pratique et une perception réunionnaise de l'internet ?
Cela dépend de la classe d'âge : pour les jeunes réunionnais, l'accès à Internet semble tout à fait normal : beaucoup ne conçoivent plus par exemple de faire une recherche dans les livres, car « il y a Google pour ça ». Pour eux, Internet fait partie de la vie quotidienne.
Pour les 35-55 ans, Internet est un outil qu'ils ont appris à utiliser un peu tardivement, mais qui les intéresse énormément, car ils se rendent compte de son efficacité, notamment dans certaines démarches administratives. Mais à La Réunion, beaucoup restent encore attachés à leurs outils de communications traditionnels (lettres postales...), même si cela tend à s'amoindrir.
Enfin, pour les séniors réunionnais, Internet est plutôt perçu comme étant l'outil des jeunes ; ils semblent en mesurer l'efficacité, mais ne veulent pas forcément faire l'effort de maîtriser cet outil.
Au regard de ces éléments, on peut dire que de manière générale, le regard et les pratiques réunionnaises de l'internet sont assez semblables à ceux de métropole.
Pouvez-vous me citer un exemple d'action menée qui ait renforcé les liens sociaux existant dans le quartier ou mis en relation des personnes qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble ?
On peut citer les ateliers d'initiation régulièrement mis en place. Les usagers qui y participent ne se connaissent pas forcément au début et sont souvent issus de milieux totalement différents ; mais au fil des semaines, ils apprennent à se connaître et deviennent comme une « petite classe » ; ils sont contents de se retrouver pour l'atelier, mais aussi en dehors : ils prennent contact entre eux.
Quels sont vos liens avec les associations de quartier ?
Il faut parler au passé : il existait au Port deux principales associations avec qui nous avions de très bons contacts ; beaucoup d'évènementiels annuels étaient préparés en partenariat, et ces associations venaient naturellement nous voir s'ils avaient une idée d'action, l'inverse étant également vrai.
Ces associations ont fermé leurs portes depuis.
Cependant, ils reste encore quelques associations avec lesquelles nous travaillons ponctuellement.
Intervention aux conférence des Ernest, de Normale Sup' (Ecole Normale Supérieure, chaque intervenant doit parler 15 mn de son sujet préféré devant les étudiants), de Serge Soudoplatoff, passionné d'internet, spécialiste des questions liées au Web et fondateur de l'association Almatropie. Il revient sur la tentation des gouvernements de contrôler le Net dans un article publié le 29 mars par Le Figaro et explique ici sa vision de la révolution numérique.
"Quand je prends un bien matériel et que je le partage, il se divise. Quand je prends un bien immatériel et que je le partage, il se multiplie"
Plus d'information sur son blog, ici
Retranscription écrite de son intervention intelligemment en ligne sur le blog Fabrique de Sens
Son billet sur cette conférence filmée dans son billet là
Interpellée par différents acteurs de terrain de l'accès public à Internet, la Délégation aux Usages de l'Internet (DUI) relance la Fête de l'Internet en 2010, en partenariat avec l'association Villes Internet, la Caisse de dépôts et TER/SNCF.
La période retenue est la semaine du samedi 20 au dimanche 28 mars 2010, pour respecter la tradition printanière...
Comme l'année dernière, des supports de communication vous sont proposés sous forme numérique (logo, affiche, bannière, ...) et l'agenda de l'accès public à Internet est à la disposition de tous pour annoncer les événements programmés.
Vous pouvez trouver les logos à télécharger sur cette page Ville Internet
Villes, collectivités locales, EPN, associations, des supports de communication sont mis à votre disposition pour vous aider à organiser un évènement fête de l'Internet 2010.
Pour les animateurs de lieux d'accès publics à internet, membres de ce réseau merci de faire remonter vos initiatives, manifestations via ce réseau, par mail (fgenestier@villes-internet.net) ou bien en vous connectant sur la page initiatives de l'association, ici.
Nous relaierons comme d'habitude avec plaisir vos actions et sommes à la recherche de toute annonce ou compte-rendu dans vos EPN, cyberbase et lieux d'accueil à l'occasion de cette manifestation festive, pédagogique et conviviale qui permet chaque année de faire se croiser les différents acteurs de l'internet et d'informer un public de plus en plus important aux avantages des usages de l'internet, notamment citoyen.
Les labels Ville internet 2010 ont distingué pour sa première participation, la ville de Remire-Montjoly en Guyane Française. Comptant plus de 18.000 habitants, la commune, proche de Matoury et de Cayenne a lancé de nombreuses initiatives pour faciliter la vie des habitants, en lien avec internet, que ce soit en matieère d'e-administration ou accès public.
Patricia Gerard, septième adjointe était présente à la cérémonie des labels et nous parle de la politique de la ville en matière d'accès public à intertnet, en particulier dans le quartier des Ames Claires, l'un des trois quartiers populaires aidés par un dispositif national sur le territoire de la commune.
Agora web TV de Saint-Laurent Blangy
"La Chaine qui vit au rythme de votre vie" clame le slogan de Saint -Laurent Blangy, dans le Nord Pas de Calais, à deux pa&s d'Arras. " Votre chaîne locale d'information du Val de Scarpe, de votre commune, de votre association, de vos passions..."
Destinée à mettre en valeur les habitants, leurs idées, leurs initiatives locales et positives. La Chaîne a par exemple lancé un hebdoweb d'informations sur le quartier des Nouvelles Résidences et fait le point régulièrement sur l'opération de renouvellement urbain qui modifie profondément le quartier.
Née à l'issue d'un débat participatif en 2007, la web TV se veut conviviale, informative et positive
500 reportages, 150.000 visionnages. Des kits reporters, une formation de base, des conseils éclairés sont dispensés aux volontaires des associations.
A lire, larticle de Nikoonline : http://reseau.villes-internet.net/space/label2009/content/agorawebtv-la-tele-citoyenne-de-saint-laurent-blangy_4D3EE333-2367-4CA7-8A75-0F77F64E6F79
Ateliers d'initiation aux usages
Comment organisez-vous vos ateliers d'nitiation aux usages ?
Pour ma part.
J'utilise le référentiel du Passeport Internet et Multimédia établi par la délégation aux Usages et Internet, bien que je ne délivre pas ce fameux passeport. Les ateliers sont essentiellement remplis par des retraités qui ne sont pas demande d'un passeport mais d'un savoir-faire.
Je découpe mon progamme en plusieurs modules.
Chaque module se déroule sur 3 scéances de 2 heures, à raison d'un scéance par semaine.
Toutes les trois semaines je propose 7 créneaux horaires réservés à ces modules.
Rien de très original dans les thèmatiques de mes modules :
premiers pas sur l'ordinateur
premiers pas sur internet
courrier électronique
traitement de texte
recherche sur internet
messagerie instantannée
protection de l'ordinateur
retouche photos
etc...
L'avantage est que cela offre une grande souplesse à l'usager qui peut très bien suivre un module en septembre, puis un autre en mars, puisque chaque module est indépendant.
L'inconvénient est que ça demande beaucoup de travail d'organisation et de gestion.
Hélène Broussolle, animatrice à la Cyberbase Délivrance, à Lommes, à côté de Lille a fait de ses blogs une véritable mine de renseignements pour les animateurs EPN. Entretien avec une passionnée, curieuse de tout et férue de partage avec ses collègues et le reste de l'humanité...
Comment avez-vous eu l'idée de faire de votre blog / univers Netvibes une source d'infos ?
Dans le cadre du programme régional Nord Pas Dde Calais pour le maintien du réseau cyber-centre et de l'évolution des missions (PSC), j'ai participé à plusieurs réunions et séances de travail en 2008 où il a été question d'e-services locaux, outils du web2, et de mutualisation d'expériences.
Dans le double objectif de tester des outils et de capitaliser les travaux et ressources effectués dans la cyber-base, j'ai tout d'abord réalisé un blog perso :
Fortement intéressée par le développement des usages collaboratifs, et par des outils émergents comme les univers Netvibes, j'ai ensuite travaillé sur un site de ressources pour les animateurs et responsables d'espaces publics.
Netvibes est un agrégateur de fils RSS multiplateforme qui fonctionne à base de widgets (petits modules de liens, podcast, diaporama et outils). Extrêmement facile d'utilisation, il permet de créer des outils transversaux basés sur l'actualité, pratique pour la veille, sans stockage.
Les informations récoltées sur ma page publique « Ressources pour la médiation multimédia » sont classées par onglet thématique : « ressources et réseaux », « accueillir le public », « concevoir des ateliers », « actualité des T.I.C. », « réflexion échange »...
Quels problèmes sur le terrain vous ont amené à cette démarche ?
Nous accueillons tout type de public, demandeur d'emploi, retraité, jeune, artiste, avec chacun des demandes précises et particulières. Afin d'être le plus réactif et pertinent possible, il me semblait important d'avoir des ressources au goût du jour, à portée de main.
D'autre part, je suis abonnée à plusieurs lettres d'information, aux groupes Yahoo, EPN et Facebook, la liste EPN de Twitter sur lesquels circulent nombre d'informations qu'il me semblait intéressant de collecter.
La question sous-jacente de ce site était aussi de faire un état des lieux des ressources disponibles, en dehors du portail Cyber-Base auxquels tous les espaces publics numériques n'ont pas accès, et pour poser un premier pas dans l'élaboration d'un outil de collaboration entre les cyber-centres régionaux.
Quels contacts nouveaux et professionnels avez vous pu lier ?
Invité par Jean-Luc Raymond, coordinateur du groupe EPN sur Yahoo (Espaces-publiques-multimedia@yahoogroupes.fr) et des EPN de Wallonie, j'ai présenté mon travail aux REWICS 2009, le 2 avril 2009, à Charleroi.
Cette première expérience m'a permise de prendre la mesure des liens qui se tissent entre la Belgique, la métropole lilloise, le Hainault, la Picardie et la Bretagne !
Par la suite, j'ai présenté ce projet à Euratechnologies à Lille où j'ai pu échanger avec mes confrères du Nord Pas de Calais.
J'ai aussi noué de nombreux contacts via Netvibes, le blog et les communautés en ligne.
Quels sont les aspects de votre travail d'animateur multimédia que vous appréciez le plus ? Le moins ?
J'aime avoir la tête dans la planète Nouvelles Technologies et les pieds sur terre avec les usagers. C'est passionnant de voir la vitesse à laquelle évoluent les outils, de trouver le lien avec les usagers et les moyens de transmettre cette information.
Globalement, nous avons du mal à faire appréhender notre potentiel et faire évoluer notre image.
Comment intégrez-vous la dimension sociale et politique de la ville dans votre espace ?
Nous avons la chance de pouvoir prendre le temps avec chacun, c'est un grand luxe ! Pas de quota à remplir, chacun va à son rythme, à partir de là où il en est, et c'est pour ça que les usagers viennent, et reviennent.
La politique se pratique dans le choix des formations, des outils proposés.
Un résumé en photos des deux jours de biennale de Grigny en attendant plus
-la conférence d'Agnès Pécolo
- Atelier l'avenir des EPN
-intervention de la ligue d'improvisation théâtrale lyonnaise
- atelier solidarités et TIC
-le Bar solidaire de la Biennale
- Intervention de Francis Pisani, journaliste sp"écialisé dans les nouvelles technologies
- présentation de KIKAVU, plateforme video de service public
Ce samedi 5 décembre, à 14h30, les tours T4, T5, et T6 des Prés Saint-Jean s'effondreront sur elles-mêmes. Cette démolition se fera par vérinage, un procédé n'utilisant pas d'explosif.
Cette démolition marquera la première étape du projet de rénovation urbaine des Prés Saint-Jean, quartier sous contrat urbain de cohésion sociale de la ville de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Cette étape, devenue un rituel pour tous les quartiers suivis par l'agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) marquera le début du "nouveau visage" de Châlon-sur-Saône. Le programme est comme d'habitude, en chiffres, impressionnant: 142 logements à réhabiliter, 230 nouveaux logements, 125 M d'euros. Fin des travaux (qui comprennent centre commercial et travaux de la presqu'ile) prévue en 2015.
Côté numérique, l'agglomération qui regroupe 39 communes a mis en place un système d'information géographique communautaire pour les communes et une infrastructure de fibres optiques ouvertes à tous les opérateurs (Plus de 120 kilomètres de fibre sur la totalité du réseau haut débit, un investissement de 7 millions d'euros : coût de premier établissement dont 1,5 million d'euros de participation du Grand Chalon + 2 millions d'euros pour les extensions futures (enveloppe budgétaire 2009-2013), 26 zones d'activités raccordées et 40 sites (entreprises et établissements publics), 9 opérateurs commercialisent leurs offres télécom à travers le réseau de fibres optiques)
Le territoire du Grand Chalon compte par ailleurs 7 espaces publics numériques et un point d'accès public internet, spécialisé recherche d'emploi est en projet au quartier Prés-Saint-Jean pour 2010 à la maison de quartier.
L'équipe de l'Espace Multimédia - le Mulot propose,
mardi 24 novembre prochain à 20h30, une conférence sur le thème :
Usurpation d'identité sur Internet : Êtes-vous bien protégés.
Destinée à tous les internautes, cette présentation a plusieurs objectifs
- Connaître les risques d'usurpation d'identité sur Internet,
- Savoir protéger sa vie privée sur le Web,
- Savoir réagir en cas d'usurpation de son identité.
Entrée libre - Sur réservation
4 rue de la Beauce
78310 Maurepas
01 30 51 34 70
Fin : 24/11/09 - 22:30
Lieu : Espace Multimédia - le Mulot
78310 Maurepas
Focus EPN Toulouse (Suite)
Les hautes technologies sont bien représentées à Toulouse. Si on connaissait l'aéronautique, n'oublions pas la téléphonie mobile et la géolocalisation. La ville a pour ambition de devenir la capitale européenne dans ce secteur. En effet, c'est dans sa Communauté urbaine que se trouvent Galileo (concurrent de l'américain GPS), Thalès, le CNES, et de nombreuses start-ups spécialisées dans les services mobiles géolocalisés.
Pourtant, il a été démontré à Toulouse une carence dans le développement des EPN. A ce jour, 37 accès publics à internet (API) ont été recensés dont 25 seulement sont éligibles au titre d'EPN. Discuter de ce sujet était l'objet de la réunion participative du 17 septembre dernier dans l'amphithéâtre de la salle du Sénéchal, à l'occasion de la présentation de l'étude « Bilan des lieux d'accès publics à internet et au multimédia et scenarii d'intervention », en présence de Serge Bergamelli, Directeur régional Midi-Pyrénées de la Caisse des Dépôts et d'Erwane Monthubert, conseillère Déléguée aux TIC à la Mairie de Toulouse.
Le rappel des éléments de contexte est intéressant : 45 % de la population française ne se connecte jamais. Pour 12 % c'est trop cher, pour 29 % c'est trop compliqué et 20 % n'en voient pas l'utilité (Source CREDOC 2007). Si 64 % des usagers ont besoin d'accompagnement, ce besoin est notablement satisfait par le professionnalisme des animateurs d'EPN – ce qui dit toute l'importance de leur existence. Parmi les dispositifs nationaux d'EPN, il faut souligner la présence du réseau Cyber-base, le plus important en France (852 espaces, 1 800 animateurs), également bien structuré dans la région Midi-Pyrénées (57 espaces, 110 animateurs).
On observe comme tendances une action associative positive en termes d'animation mais une gestion souvent instable, ainsi que la volonté des collectivités de disposer d'une visibilité sur les actions menées. A Toulouse, il n'y aurait pas réellement de politique globale en matière d'accès public à internet dans les quartiers, des qualités d'accès et de service très variables, des lieux peu visibles...
Pour mettre en perspectives les enjeux liés aux EPN, trois thématiques majeures sont recensées :
1. Quels sont les principaux publics accueillis ?
- Demandeurs d'emploi (environ 30%),
- Jeunes, collégiens, lycées,
- Retraités et seniors (en forte progression),
- Commerçants et artisans (nouvelle population en émergence),
- Partenaires locaux (associations, etc.).
2. Quels sont les usages des utilisateurs ?
- Emploi (assistance aux démarches en ligne...),
- Education, enfance (soutien scolaire et projets pédagogiques...),
- Social (aide au montage de projets associatifs...),
- Services publics en ligne (assistance aux démarches en ligne...),
- Développement économique (proposition du Passeport pour l'Economie Numérique),
- Insertion (aide à la lecture, apprentissage du français...),
- Culture (création artistique et culturelle...),
- Handicap (compensation des déficiences).
3. Quels sont les attentes des équipes de ces espaces ?
- Pérenniser leur fonctionnement,
- Faire évoluer l'offre d'animation,
- Toucher de nouveaux publics,
- Disposer de plus de visibilité à l'échelle locale.
- Compenser les fragilités financières, surtout dans le cadre d'un portage associatif,
- Renouveler le matériel vieillissant.
En conclusion, il ne faut pas oublier que l'EPN est un outil au service des politiques publiques. Il a pour vocation d'offrir un accès pour tous dans un souci d'équité et de cohésion, et intervient dans de nombreux domaines tels le développement social et économique, l'aménagement du territoire, l'amélioration de l'accès aux services publics.
La Direction départementale du livre et de la lecture de l'Hérault (34) a mis en ligne un travail de la commission multimédia élaboré par les bibliothécaires de son réseau. Ce document, qui ne veut pas être figé est conçu comme un guide pour tout bibliothécaire doublé d'un animateur multimedia.
http://www.cg34.fr/loisirs/savoir/bdp/medias/mediatheque_multiimedia.pdf
Issu d'une concertation entre animateurs-bibliothécaires, qui s'est terminée en juin dernier, il permet de faire le point et de proposer des solutions à tout animateur multimedia exerçant en médiathèque.
Disposition des ordinateurs dans le lieu d'accès public à internet , sécurité des accès, gestion du temps de connexion des internautes, label espace culturel multimedia et EPN, accompagnement pédagogique, logiciel libre.
A noter, un point très intéressant sur le Net Art, avec de nombreuses références indiquées.
Les animateurs de lieux d'accès publics à internet, même n'exerçant pas en médiathèque ou bibliothèque y trouveront des ressources précieuses.
Par exemple, le site artisteslr propose de découvrir le travail des artistes contemporains du Languedoc Roussillon :
Interview de Magali et d'Amaury, du cyberespace de Gentilly : le rôle de l'animateur de cyberespace
Magali : dans notre structure, le contact avec le public est tres personnalisé. Il y a les missions de l'animateur telles que définies par la fiche de poste et ...il y a le quotidien ! Avec des demandes assez surprenantes, des demandes d'avis sur les sites les plus variées : ça peut aller du choix de la couleur d'une laine sur un site de travaux manuels ou encore des conseils amoureux sur les sites de rencontre. J'ai accompagné quelques personnes sur ces sites, à leur demande. Je ne sais pas si c'est spécifique aux milieux populaires ou pas, je n'ai connu que Pierrefitte sur seine et Gentilly.
L'impression que j'ai, c'est que, à Gentilly on a une population populaire, avec une problématique moins grave. A Pierrefitte, j'ai rencontré des gens qui arrivaient de pays d'Afrique, avec 6 mois d'alphabétisation, sans avoir suivi de formation. Ils étaient poussés par l'ANPE à venir s'inscrire sur les sites de recherche d'emploi. Je me souviens d'une personne qui n'avait pas l'intuition de ce qu'était l'écriture. Elle était troublée par la forme des lettres sur le clavier où les lettres sont en majuscule et où, elle, écrivait en minuscule. ça dépasse le cadre de l'animateur social.
Le fait qu'ils arrivent jusqu'à nous, ce n'est pas neutre. ça veut dire qu'il y en a beaucoup et que les services, avec d'autres structures sulr a ville, permettant de régler ces problèmes là, se retrouvent débordés.
Ici, je ne rencontre pas ces cas-là.
Q : la population est différente ?
Magali : Il me semble. Plus de type ouvrier, avec un degré d'éducation qui me semble plus élevé et une aisance financière un peu plus grande qu'à Pierrefitte.
Q : La différence de niveau social et d'aisance, c'est quelque chose que tu peux ressentir dans tes missions ?
M : Oui. Déjà, on les accompagne davantage sur nos missions précises, les chercheurs d'emploi. La demande en terme d'accompagnement social, qui dépasse la demande d'accompagnement technique, est moins forte. A Pierrefite, typiquement, j'ai eu le cas de personnes qui envoyaient des lettres de candidature du type : "Je pense que je suis très bien pour ce travail et je voudrais gagner de l'argent". Ils trouvaient ça tout à fait valable de poster ça, ça leur avait coûté d'écrire ça. Et la réaction était : "Si avec tous les efforts que j'ai fait, avec les efforts que je fournis, je ne trouve pas de travail, c'est que les employeurs n'y mettent pas du leur". Typiquement, ici, les gens sont plus suivis par le Pôle emploi (même si on n'en a pas sur Gentilly) ou d'autres associations ou parce qu'ils ont un degré d'éducation qui les a habitués à certains usages.
Q : la mission d'éducation technique ou d'accompagnement, d'éducation à internet ou encore la découverte et l'apprentissage des logiciels libres, c'est quelque chose que vous pouvez faire facilement ?
Amaury : C' est pas évident. C'est facile sur un rôle d'accompagnement à l'équipement ou à l'autonomie, des primo-apprenants. Ils n'y connaissent rien, on les accompagne avec notre moule qui est plus socio-éducatif que technique. On a vraiment vocation sur un EPN à apprendre aux gens à dominer un outil technique qui fonctionne, en prenant en compte les enjeux, notamment de l'évolution de la société au regard de l'arrivée du numérique
On va avoir, chez ces personnes-là, une écoute importante. Tous les enjeux que l'on assène au fur et à mesure de notre accompagnement sont permanents.
En revanche sur les autonomes, qui viennent pour des raisons économiques, s'ils sont utilisateurs de l'outil et qu'ils en ont la maitrise, on va les accompagner sur des soucis techniques, sur des outils complexes mais on les aura beaucoup moins en apprentissage de fond dans la mesure où ils ne vont pas etre forcément demandeurs.
Magali : je vais nuancer ce que tu dis, Amaury. J'ai eu une frange d'utilisateurs, d'autodidactes, qui viennent pour utiliser le cyberespace comme un cybercafé car ils n'ont pas de postes à la maison, pour des recherches d'emploi. Et qui, voyant l'accompagnement que l'on fait sur les primo-apprenants, rencontrant des difficultés, se greffent sur cette initiation de base, la gestion des fenêtres par exemple.
Amaury : on a choisi de bosser avec des outils alternatifs, comme Linux. Le fait qu'on le propose, permet d'entrer en conversation. Les gens se posent des questions et cela permet de dialoguer de la problématique du libre, du privé, du modèle économique des acteurs privés qu'on trouve sur le net. Plein de gens ne comprennent pas comment les sites gratuits sont financés, quel est leur modèle économque, le gratuit fonctionne, comment les libres sont financés..
Q : ces discussions sont rares, fréquentes ?
A : assez fréquentes, plusieurs par semaine. On a 10% des utilisateurs qui sont fermés. Qui sont autonomes et fermés, qui viennent faire ce qu'ils ont à faire. Point barre. Peu de gens viennent consommer comme dans un ctybervcafé, mais il y en a quand meme. Le reste, toute la population apprenante, pas énorme mais facile à toucher. La plus facile à toucher, c'est la population qui s'équipe, qui est dans une relation de confiance.
Les retraités, nouveaux internautes
A : Essentiellement, la demande de conseils de ce type émane pour ne pas dire exclusivement des retraités, des seniors qui pour des raisons de communication intergénération viennent s'équiper ?
Avant tout, c'est l'échange de photos des enfants et des petits enfants.
La grand-parentalité est un facteur d'équipement énorme. Les parents communiquent sur les petits enfants pratiquement exclusivement par ce biais là.
Deux choses les motivent, soit ils arrivent à vide : "je viens de devenir retraité"
"Je suis retraité, j'ai du temps, je voudrais enfin ciomprendre ce qu'est l'informatique". Le terme informatique, revient souvent"
Q : je suis assez épatée par la présence des retraités, des seniors dans les EPN....
M : C'est énorme !
A : ça ne représente pas la moitié en nombre, mais ça représente largement la moitié en taux de fréquentation en occupation et en accompagnement.
M: par rapport à l'offre générale proposée comme l'utilisation du cyberespace comme un cybercafé de base, ou les formations, ou l'accompagnement de projets, les ateliers pratiques (blogs, sitrs) ; ils vont balayer beaucoup plus large que le reste de la population. Les 30-40 ans viennent ici, pour la plupart, des recherches d'emploi. Quelques uns vont se greffer sur des initiations, moins que les seniors. Après, ils ne vont pas se lancer dans l'aventure des créations de sites, mais en moyenne, ce sont des seniors qu'on aura dans toutes les activités.
A : Ce qui est sensible, on a eu des afflux massifs de seniors lors des activités qu'on a eu avec le CCAS retraités. Sur Gentilly, les retraités sont très accompagnés. On a répondu à la mise en place d'un blog pour l'atelier d'écriture, qui a été fait ici dans le cadre d'un atelier. Une fois par mois, on met en place un équipement pour les animateurs des CCAS retraités. Ils vont faire un atelier pour valoriser leurs activités. Comme les joyeux baladeurs, un club qui fait de la marche à pied, qui vient chercher et illustrer leurs itinéraires.
Dans le cadre de services municipaux, les gens viennent nous voir.
Image et perception du cyberespace
Amaury : au sein de la ville, les gens ont , y compris les agents, une notion assez floue de ce qu'on peut faire. Depuis la création du cyberespace, le cyberespace a toujours été perçu comme un équipement municipal à part, un peu inaccessible...
Q : C'est un peu antinomique avec l'idée de l'internet public...
A : ça reste, "c'est votre truc, les ordinateurs, c'est trop compliqué pour nous..."
Q : Comment les gens peuvent arriver à se faire cette idée là ?
A : Comment ? La réponse qui revient souvent dans leur bouche, c'est : "C'est l'informatique. C'est compliqué."
Q: vous êtes mis à part ?
A : On n'est pas mis à part, on est un peu mystérieux...On n'est pas accessible..
M: en dépit du fait qu'on est juste à côté de la mairie...
A : et que notre rue n'est pas une rue qu'on emprunte à pied, personne n'a de raison de venir ici, de remonter cette rue. Les gens nous court-circuitent, car il y a d'autres itinéraires pour aller, ou aux commerces, ou au centre-ville, ou à la station de RER
Cyberespace de Gentilly
Cyber espace de Gentilly, rue du Président Wilson
http://www.ville-gentilly.fr/citoyennete/web-local/le-cyberespace/
http://www.netvibes.com/cybergentilly#Accueil
Yves, 55 ans, est un utilisateur très régulier des services de la cyberbase Le Plessis
Questions à un habitué
Vous habitez Montceau même ?
Je suis de Montceau maintenant, j'y suis né et j'ai longtemps travaillé ailleurs, à Paris notamment, jusqu'en 1992, ensuite à Dijon.
Je viens depuis, deux à trois fois par semaine, depuis huit ans. Je n'ai pas d'ordinateur chez moi, mais même si j'en avais un, ça ne m'empecherait pas de venir régulièrement.
Qu'est-ce qui vous plait ici ?
J'ai toujours utilisé l'informatique, puisque j'ai travaillé dans la comptabilité. J'ai connu les premières applications comptables en 1977. Au début, je suis venu ici pour faire mon CV. Mais j'i de bonnes bases sur Excel, sur Word. Au début, je suis venu pour faire mon CV sur Word. Aujourd'hui, j'ai occasionnellement des missions en intérim, mais maintenant , je vais surtout sur internet lorsque je viens à la cyberbase. Je n'ai pas suivi de formation ici, puisque pour mon travail, j'avais suivi des cours intensifs de word et d'excel, je faisais notamment les choses les plus complexes sur Excel. Remarquez, on perd très vite, c'est pas un problème , ça revient...
Là, vous feuilletez le Monde Diplomatique sur internet. Qu'est-ce qui vous intéresse plus particulièrement sur internet ?
Tout m'intéresse. Tout à l'heure, j'ai regardé les résultats de courses de chevaux, parce que j'ai joué hier...
Et vous avez gagné ?
Non, justement ! Là, je lis cet article parce que j'ai entendu une interview de Jacques Attali à la radio et que je voulais regarder quelque chose, j'aime bien ses bouquins. Comme j'e n'ai pas d'ordinateur, ça m'oblige, partout, à n'importe quel moment, de noter sur des bouts de papier ce que je veux voir plus tard, si j'ai quelque chose à chercher. Si je ne note pas, j'oublie...
C'est très hétéroclite mon truc, regardez : site de Jacques Attali, une recette de cuisine, Jacques Demy, appareil de musculation, comment déménager, vendre sa maison. C'est tout et n'importe quoi, finalement, en relisant la liste..mais tout m'intéresse !
On trouve de tout sur internet ?
Oh, le problème d'internet, c'est qu'on trouve tout ...et pas assez !
Comment vous faites, alors, pour le tri ?
On fait une sélection, mais c'est vrai que quand on va sur un site de départ...et si vous tapez le sujet qui vous intéresse vous avez 20 liens qui apparaissent. Au hasard : cure thermale: voilà un nombre dingue de cures qui s'affiche. Faut faire une sélection dans la sélection...
Vous avez pris l'habitude de venir ici toutes les semaines.
ça m'arrive de ne pas venir une semaine, mais toutes les semaines, hop, j'ai une liste et j'ai des trucs à chercher. Quand j'ai une liste assez longue, je viens. On dit qu'on peut rester deux heures sur un sujet, mais il y a des déviations, ce qui fait que l'on ne trouve jamais exactement ce que l'on veut finalement...
J'aime bien les blogs, les forums. On apprend des fois beaucoup de choses en confrontant son propre avis à celui des autres. Après, on apprend plus par les échanges, les avis des gens. Là dedans, il y a beaucoup de contradictions aussi. Comme les cures thermales, pour avoir l'avis des gens, j'aurais des avis tranchés des internautes sur plusieurs forums. L'un dit que c'est excellent, l'autre trouve ça nul. C'est toujours intéressant d'avoir ces infos-là.
Cyber Base Le Plessis de Montceau
La Cyber Base le Plessis, qui est aussi recensée comme Espace Public Numérique (EPN), est hébergée par l'Espace Social « Le Trait d'Union » qui se situe au coeur d'un quartier concerné par un Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS), Le Plessis-Bellevue. La Cyber Base possède aussi un centre d'initiation à l'école du Plessis (8 postes), dans le même quartier, qui est plutot réservé aux professeurs des écoles et enfants de l'établissement.
La Ville de Montceau, en collaboration avec la Caisse des Dépots et de Consignations et à l'initiative de la Communauté Creusot Montceau a créé la Cyber Base en 2002.
Montceau-les-Mines, compte aujourd'hui 20 100 habitants et possède deux quartiers populaires sous CUCS.
A voir : la video de la destruction de la tour N du Plessis en 2005 :
http://www.dailymotion.com/video/x3ey1i_montceau-destruction-tour-du-plessi?from=rss
La Cyber Base est à la fois EPN , apres avoir été Point Cyb.
Laëtitia, l'animatrice, après avoir décroché un BTS en Informatique à Chalon-sur-Saône puis un DUT en technique de commercialisation, a eu un parcours très "bourguignon". Elle a aussi travaillé dans une maison de quartier à Blanzy, une commune voisine de Montceau pendant ses études et a aussi été formatrice en atelier pédagogique personnalisé à Luzy, dans la Nièvre où elle suivait de près des dossiers agricoles. Cette jeune femme dynamique et passionnée depuis l'enfance par l'informatique se taille un succès populaire au foyer-logement voisin, Les Peupliers, en animant pour les seniors, toujours dans le cadre de la Cyber Base, des ateliers Wii. Quelques pensionnaires, dont une dame de 92 ans rétive au début à cette nouvelle technologie, se sont révélées des professionnelles du bowling virtuel !
Laëtitia a suivi le projet de création de la Cyber Base. Elle a été recrutée comme emploi jeune et a amplement participé au montage du projet en 2002, portée par la communauté Le Creusot Montceau et la Caisse des Dépôts. Depuis le début, le projet de la Cyber Base prévoyait l'embauche d'un animateur et d'un technicien informatique, ce qui n'a pas pu se faire en même temps.
Philippe assure les formations. Il est en contrat CAE à la Cyber Base depuis mars 2008 et propose des cours du soir, des sessions de formation.
Selon le concept de la Cyber Base, toute personne peut accèder gratuitement à Internet pendant 2 h sur inscription et réservation de poste. Des ateliers formations (traitement de texte, video, musique, recherche d'emploi) sont proposés. Philippe a longtemps travaillé dans le bâtiment avant de suivre une formation de BTS technicien de maintenance informatique. A la Cyber Base, il avait installé voilà peu un ordinateur désossé pour pouvoir expliqué à quelques familles comment ça marchait. Et aussi montrer que selon les besoins, on n'avait pas besoin d'acquérir le haut de gamme.
La Cyber Base promeut les logiciels libres. Depuis 2004, les tarifs proposés (abonnement de 8 euros annuel pour les habitants de la Communauté, 6 € pour étudiants, Rmistes et chomeurs et étudiants) et les tarifs horaires pour les ateliers thématiques n'ont pas varié.
« Nous sommes dans une démarche de service public, explique Pascale Merlin, la directrice du centre social le Trait d'Union. A partir du moment où on est dans un centre social, où on le fréquente, beaucoup pensent que l'on est en difficulté. C'est un peu faux, tout de même. Un équipement comme la Cyber Base nous permet de nous ouvrir à toute la population. Il s'agit de faciliter l'accès à internet au public du quartier, mais aussi de susciter des envies chez des personnes qui fréquentent les ateliers et activités »
« On a eu pas mal de demandes et de visites parce que les gens sortent de la gym ou d'un autre atelier », explique Laetitia. « Il y a un public féru d'internet et un autre qui vient presque par curiosité ». Autre public, les touristes, les gens de passage qui sont envoyés par l'office du tourisme et de nombreux groupes.
En 2009, la Cyber Base de Montceau compte 147 adhérents : 104 femmes et 43 hommes. Avec 50 ans de moyenne d'âge : les seniors sont les principaux utilisateurs et souvent ne sont pas équipés à domicile.
Sur les 147 adhérents, 83 sont retraités, 24 n'ont pas d'emploi, 3 RMIstes et 20 sont salariés et 7 mères au foyer. 12 sont issus du quartier du Plessis et 10 de Bellevue, directement concernés par le CUCS sur le quartier montcellien.
Florence Genestier
Plus d'informations :
www.montceaulesmines.fr/article.php?id_article=206
Espace Social « Le Trait d'Union »
Cyber Base Le Plessis
7 rue de Mâcon
71300 Montceau
Tél : 03 85 67 90 70
cyberbaseleplessis@cyber-base.org
71300 Montceau
(AFP) – 9 juil. 2009
PARIS (AFP) -- L'association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt) a dénoncé jeudi le retard pris par la France en matière de numérique et réclamé "des mesures concrètes" afin de garantir l'"internet pour tous" d'ici fin 2012, comme l'a promis le gouvernement.
L'association a adressé une lettre en ce sens à la secrétaire d'Etat chargée du Développement de l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, a expliqué son président Jacques Pomonti lors d'une conférence de presse.
Elle lui réclame notamment de "mettre en place rapidement des offres à tarifs réduits" pour permettre aux "populations à faibles ressources" d'avoir accès à internet et de "compléter la couverture du territoire sur trois ans par des offres (...) internet de qualité, et non plus par des expérimentations technologiques".
L'association entend par ailleurs demander à Alain Juppé et Michel Rocard, chargés par le Premier ministre François Fillon de réfléchir sur les priorités "d'avenir" de l'emprunt national, de consacrer une part de cet emprunt à l'équipement en nouvelles technologies.
"L'Afutt souhaite que la France, après les cinq années glorieuses de l'ADSL, rattrape le retard qu'elle a accumulé dans l'accès à des services internet haut débit pour 100% des Français", a déclaré M. Pomonti.
"C'est un impératif pour réaliser le plan France numérique 2012 voulu par Nicolas Sarkozy", a-t-il affirmé.
Il faut intervenir vis-à-vis des "laissés pour compte" d'internet, du fait de leur âge, de leur manque de moyens financiers ou de "l'inégalité de couverture du territoire français", a-t-il souligné, en se disant notamment conforté dans son initiative par "la récente décision du Conseil constitutionnel de consacrer la liberté d'accès" à internet "comme un droit fondamental du citoyen".
Extraits des contributions des correspondants des Villes Internet, issus de leur questionnaire pour le Label Ville Internet 2008.
Par l'intermédiaire des EPN situé en zone sensible dont un (Barleté) est destiné entièrement au soutien scolaire et l'alphabétisation
Nous travaillons sur un projet de mis en place d'observatoire des quartiers. Les informations seront présentées via un site internet, découpé par quartier.
Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) soutient les associations de quartier en ZUS. Ainsi l'association Deci-dela propose d'initier les habitants de la ZUS à l'informatique et à l'Internet.
Soutien scolaire avec les CLAS à la cyber-base des Haut-de Ste-Croix Actions toute l'année
Une cellule du service politique de la Ville est dédiée à la ZUS, quartier de Planoise.
Espace public numérique et formation dans quartier ZUS.
Le Point Information Médiation Multi Services propose dans le cadre de la Politique de la Ville, des services de proximité. Les Espaces Emploi de Proximité sont répartis sur Parilly et Terraillon pour couvrir les besoins de ces quartiers en zone sensible. Enfin, sur le site de Bron, des pages sont dédiées à des structures coordinatrices de la Politique de la Ville :
- Maison du Terraillon www.ville-bron.fr/editorial.php?Rub=114
- Espace Parilly www.ville-bron.fr/editorial.php?Rub=115
Nous dédions des pages à des zones sensibles sur lesquels les usagers peuvent retrouver toutes les supports de communication que nous réalisons ainsi que des documents d'informations pour mieux comprendre les actions de la municipalités
Mise en place dans les salles de quartiers d'un accès à Internet et d'un PC à disposition des jeunes
La Maison des Quartiers (structure municipale) propose des ateliers "Informatique" et une plate-forme internet au coeur du quartier Champbenoist.
Les plans de formation et d'animation informatique déployés à Echirolles visent surtout les populations sensibles dont la répartition dépasse le découpage ZUS.
Durant la Fête de l'Internet des échanges inter-quartiers sont réalisés, au travers de jeux collectifs, de questions, de visio-conférences dans les Points Cyb et permettent le tissage de liens entre les divers quartiers sensibles. Les Cybériades sont l'occasion de donner accès aux jeunes des quartiers.
Le Maire de Grigny a choisi d'implanter la M@ison de Grigny au centre d'une ZUS afin de lutter contre la fracture numérique.
La ville de Hem et l'association Ordinat'Hem organisent des ateliers "webtrotteurs", les jeunes des quartiers de ZUS y apprennnent la démarche journalistique et développent leur soif de savoir et leur curiosité en enquêtant dans leurs quartiers.
Un EPI va déménager pour aller au coeur d'une ZUS et pour proposer des activités aux plus démunis.
Installation du cyber espace et de la médiathèque sur le quartier sensible de Saint-Nicolas à Laval. Par ailleurs nous profitons actuellement de Plans de Rénovation Urbains pour mettre en place des cyber-bases dans les quartiers placés en ZUS.
Il y a 3 ZUS à Lorient. Sur l'une d'elles, le quartier de Kervénanec, une action spécifique est menée avec création d'un site web depuis plusieurs années et alimentation de certaines rubriques par les habitants avec un accompagnement sur place. http://kervenanec.lorient.fr
A la maison des quartiers sud, un animateur propose des actions en faveur des jeunes défavorisés en mettant en place des stages d'initiation (gratuitement)
Un cyber-espace est mis à la disposition du public accueil par un des centre sociaux de la ville
plus de la moitié de la population de Maxéville habite en ZUS les actions sont donc forcément adaptées à cette situation
En 2008/2009, le Centre Social du quartier de Beaudésert (ZUS) sera doté d'équipements informatiques à destination du public.
Création d'un espace multimédia (30 ordinateurs environ, ouverture toute la semaine) au coeur d'un quartier sensible.
Oui par la mise en place de lieux d'accès à Internet et d'accompagnement.
Par l'intermédiaire du Centre social.
Postes en libre service dans les Mairies de quartier, mairies annexes et centres sociaux, ateliers dans les centres sociaux
En cours de réponse pour participer à l'appel à projet Navitiv pour les habitants les plus éloignés des nouvelles technologies et leur faire bénéficier de 20 heures d'initiation gratuites pour eux.
Dans l'espace SOCIAL rubrique insertion et dans l'espace CADRE DE VIE, citoyenneté.
Oui des créneaux sont réservés au cybercentre qui se trouve au coeur du quartier 60% des utilisateurs proviennent des quartiers ZUS Par ailleurs la chaîne AGORAWEBTV réalise des reportages dans les quartiers pour mettre l'accent sur la valorisation des actions faites par les habitants.
formation à l'informatique en Zone sensible par les centres socio culturels de la Ville
La quasi totalité de la Ville étant classée en ZUS, les actions spécifiques menées pour favoriser l'accès aux TIC pour les populations sensibles le sont quartier par quartier.
soutien aux associations locales et centre sociaux, développement des centres de quartiers


