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A l'initiative du Pôle Numérique de la Drôme et du programme d'EPN EPI (comme Espaces Publics Internet) initié par le Conseil Général de la Drôme, un nouveau logiciel de gestion d'Espace Public Numérique présenté fin juin 2010 au Forum des Usages Coopératifs de l'Internet de Brest vient de voir le jour. Son nom : GENEPI (Gestion Numérique des Espaces Publics Internet).
Logiciel libre sous licence GPL, GENEPI base ses fonctionnalités sur le génération de statistiques détaillées (avec bilans quantitatifs) sur la fréquentation et les activités d'un EPN : Bilans, prévisionnels et gestion de caisse, gestion des actes. Autant de chiffres qui peuvent aider à défendre bien des projets.
Le logiciel en est déjà à sa 2e version (0.9.1.) téléchargeable à cette adresse sur SourceForge.
Pour en savoir plus sur le logiciel libre de gestion d'EPN GENEPI, n'hésitez pas à consulter le site officiel du projet (documentation ; présentation ; actualités ; support ; téléchargement ; Foire Aux Questions).
(Info issue de Netpublic, article de Jean-Luc RAYMOND)
Les réseaux sociaux peuvent s'avérer fascinants, facteur d'épanouissement pour les jeunes et les ados qui en sont les premiers utilisateurs. Mais comme tous les outils en perpétuel mouvement , ils recèlent évidemment de nombreux pièges et génèrent une dépendance qu'un peu de connaissances permet de contourner et d'éviter. On apprend ainsi qu'aujourd'hui, 14 % des candidatures peuvent être refusées suite à des informations trouvées sur le net.
Un internaute averti en valant forcément deux, les animateurs multimédia répondent souvent dans leurs ateliers à de nombreuses questions de jeunes férus de facebook et my space et doivent parfois rassurer leurs parents...
C'est pourquoi nous avons choisi de mettre en valeur le travail d'une animatrice, Laureline Lefebvre, qui a longtemps exercé en Haute-Savoie. Elle a mis au point une carte heuristique, riche de nombreux liens, qui permet de mieux appréhender le plus célèbre des réseaux sociaux mondiaux de façon claire et très complète. Nous vous recommandons également sa page netvibes
Cet outil pédagogique a été réalisé dans le cadre d'une formation donnée le 29 avril 2010 aux animateurs de l'Espace Jeune de la MJC de Saint-Martin-en-Haut (Rhône). La forme carte heuristique, élaborée avec le logiciel gratuit Mindomo, disponible en ligne, permet de présenter des séances d'initiation et découverte rapidement et simplement.
La présentation de Laureline :
Les points développés :
- à quoi faut-il penser avant de se lancer sur la publication Internet
- les premiers pas avec Facebook (avec un développement des différents points de confidentialité à surveiller )
les réflexions sont tournées aussi bien vers la construction d'un profil pour l'espace que les points auquels faire attention au sujet des comptes des jeunes
- D'autres informations bonnes à savoir sur Facebook (conservation de nos données, suppression de compte, signalement des - de 13 ans...)
- une sélection personnelle et internationale d'une vingtaine de sites de prévention en direction des éducateurs, des parents, des enfants et des jeunes.
Carte heuristique mise en place pour initier à l'utilisation de Facebook l'espace jeune de la MJC de Saint Martin en Ha ut (69)
A lire également, cet article qui étudie le comportement des parents américains face aux réseaux sociaux . Chiffre intéressant : 48% des papas et mamans connectés et inscrits sur un réseau social deviennent "amis" avec leurs enfants déjà inscrits...
La Délégation aux usages de l' 'Internet (DUI) ouvre deux nouveaux sites web dédiés aux espaces publics numériques :
Un portail général d''information, de ressources et d'échange, www.netpublic.fr
Il s' adresse aux acteurs et professionnels de l' accompagnement aux TIC et à l' 'Internet (responsables et animateurs d'EPN, médiateurs TIC, coordonnateurs de réseaux d'EPN, responsables des politiques d''accès public à Internet, ?) et à toutes les personnes désireuses d'être guidées pour maîtriser les usages numériques.
Le portail NetPublic vise aussi bien à faire connaître au public les EPN et les services qu 'ils proposent qu''à offrir aux acteurs de l' accompagnement aux TIC un espace gratuit d'information, de ressources, de partage et de valorisation de leurs initiatives.
Il remplace l 'ancien site http://delegation.internet.gouv.fr.
Un portail spécialisé dans l' 'accompagnement des demandeurs d'emploi sur Internet, www.netemploi.fr
Créé à l'initiative de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée du développement de l'économie numérique, en collaboration avec l'association CREATIF et la Caisse des Dépôts, pour répondre aux besoins d'accompagnement des chercheurs d''emploi souvent démunis face aux nécessaires démarches sur Internet, il est conçu comme un instrument d''appui pour les professionnels de l'accompagnement aux outils et services numériques de l'emploi. Ils pourront ainsi trouver, rassemblés sur un même site, un accès facilité aux informations et ressources en ligne (offres d''emploi, droits et démarches, services et conseils aux candidats) ainsi qu''un espace d''échange et de partage d''expériences.
Les deux sites, associés par une base de ressources et un back office communs, sont construits avec une interface ergonomique basée sur un logiciel libre de gestion de contenus et des outils web 2.0, facile d''utilisation et accessible à tous.
Ils reposent sur des principes de partage et de mutualisation et visent à développer au niveau national une communauté d'acteurs de l''accompagnement aux TIC à travers un forum de discussion et grâce à l''animation assurée par Jean-Luc Raymond, relayée sur Facebook et Twitter.
N'hésitez pas à tester et utiliser ces sites comme outils de travail et à faire remonter vos remarques et celles des usagers qui fréquentent vos espaces publics. Ces sites, loin d'être figés, s'enrichiront des remarques, critiques constructives, constats que vous pourrez formuler.
A vous et aux usagers de dire s'ils correspondent à vos attentes !
La Réunion : La CYBERBASE Le Port au coeur de la première rencontre Villes Internet/ Océan indien
Dans le cadre de la première rencontre régionale Villes Internet/Océan Indien qui se déroule aujourd'hui jeudi 24 et demain vendredi 25 juin à la médiathèque Benoite Boulard, de la ville du Port à la Réunion, nous avons interviewé les animateurs de la cyberbase Le Port (Fabrice DAMOUR, Laëtitia AUGUSTIN, Christophe LAYEMAR), qui nous présentent leur cyberbase et leurs actions.
Avec 3.300 inscrits et beaucoup d'habitués, la cyberbase Le Port est placé sous la responsabilité de Lionel Letoullec, responsable informatique et cyberbases pour la communauté d'agglomération TCO, Territoire de la Côte Ouest. Nous publierons les interviews des animateurs cyberbases de 4 autres communes du TCO prochainement.
Pouvez-vous en quelques mots présenter votre lieu d'accès public à internet et ses spécificités ?
La Cyber-Base du Port est située au sein même de la médiathèque Benoite Boulard.
L'espace met à disposition du public 12 postes informatiques connectés à Internet, dont une dédiée à la vidéo et une à la création audio, d'une imprimante et d'un scanner.
Quels sont les services proposés les plus prisés par vos utilisateurs ?
L'accès libre à Internet fédère le plus d'utilisateurs : consultation de messagerie, de blogs, messagerie instantanée, recherches diverses sur internet...
Les usagers sont nombreux à plébisciter l'initiation à l'informatique : 3 jours par semaine, des ateliers sont mis en place ; cela peut concerner les bases de l'informatique, la messagerie, l'utilisation de base de logiciels divers (retouche de photos, traitement de texte...).
L'emploi est également mis en avant : beaucoup de personnes viennent dans l'espace pour la recherche d'emploi en ligne, mais aussi pour la création de cv, lettre de motivation.
De nombreux usagers adhèrent aussi à l'administration en ligne (état civil, déclaration d'impôts...)
Enfin, certains moments sont réservés spécialement pour les loisirs à l'intention des jeunes (jeux vidéo sur internet, jeux éducatif...)
Selon vous, existe-t-il une pratique et une perception réunionnaise de l'internet ?
Cela dépend de la classe d'âge : pour les jeunes réunionnais, l'accès à Internet semble tout à fait normal : beaucoup ne conçoivent plus par exemple de faire une recherche dans les livres, car « il y a Google pour ça ». Pour eux, Internet fait partie de la vie quotidienne.
Pour les 35-55 ans, Internet est un outil qu'ils ont appris à utiliser un peu tardivement, mais qui les intéresse énormément, car ils se rendent compte de son efficacité, notamment dans certaines démarches administratives. Mais à La Réunion, beaucoup restent encore attachés à leurs outils de communications traditionnels (lettres postales...), même si cela tend à s'amoindrir.
Enfin, pour les séniors réunionnais, Internet est plutôt perçu comme étant l'outil des jeunes ; ils semblent en mesurer l'efficacité, mais ne veulent pas forcément faire l'effort de maîtriser cet outil.
Au regard de ces éléments, on peut dire que de manière générale, le regard et les pratiques réunionnaises de l'internet sont assez semblables à ceux de métropole.
Pouvez-vous me citer un exemple d'action menée qui ait renforcé les liens sociaux existant dans le quartier ou mis en relation des personnes qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble ?
On peut citer les ateliers d'initiation régulièrement mis en place. Les usagers qui y participent ne se connaissent pas forcément au début et sont souvent issus de milieux totalement différents ; mais au fil des semaines, ils apprennent à se connaître et deviennent comme une « petite classe » ; ils sont contents de se retrouver pour l'atelier, mais aussi en dehors : ils prennent contact entre eux.
Quels sont vos liens avec les associations de quartier ?
Il faut parler au passé : il existait au Port deux principales associations avec qui nous avions de très bons contacts ; beaucoup d'évènementiels annuels étaient préparés en partenariat, et ces associations venaient naturellement nous voir s'ils avaient une idée d'action, l'inverse étant également vrai.
Ces associations ont fermé leurs portes depuis.
Cependant, ils reste encore quelques associations avec lesquelles nous travaillons ponctuellement.
Les acteurs de l'accès pour tous au numérique se retrouvent à Thonon les Bains !
Dans la continuité des précédentes éditions qui se sont déroulées en 2009, en juillet à Valence et en décembre à Grigny, le prochain rendez-vous est pris pour les 24 et 25 juin 2010 juin à Thonon les Bains, en Haute-savoie (74).
A qui s'adresse cette rencontre ?
Ce rendez-vous ouvert est celui de l'ensemble «des médiateurs du numérique» : animateurs , chefs de projets, responsables, élus (associatifs ou territoriaux), ...
Quelle que soit la structure dans laquelle, ils proposent de l'accès accompagné à internet et à ses usages : Centre-social, MJC, médiathèque , PIJ, cyberbase, association, service municipal,...
Le programme prévisionnel (en cours de construction)
Cette rencontre se déroulera pour la première fois sur 2 jours avec une dominante particulière pour chaque journée.
Jeudi 24 juin : Journée placée sous le signe du réseau départemental de Haute-Savoie
Après-midi (14h00- 17h00)
1. Ouverture officielle
2. Interventions ou tables rondes sur 2 thématiques :
- Parentalité et prévention des risques
- Citoyenneté, participation, expression, TIC et EPN
3. Temps de présentation et de croisement de projets locaux et régionaux (format "carrefour" ou "barcamp")
4. Soirée conviviale en perspective pour conclure la journée
Vendredi 25 juin : Journée (9h00- 16h30) placée sous le signe de la dynamique régionale portée par la CoRAIA
Accueil entre 9h00 et 10h00 avec présence des stands des réseaux
Première approche des contenus qui seront structurés entre matin et après-midi dans les semaines qui viennent.
1. Temps d'information
- Sur la politique Régionale
- Actualités des réseaux
- Point sur l'action de la CoRAIA
- Point d'étape sur le projet VAE
2. Présentation de l'étude réalisé par Fréquence Ecoles sur les pratiques des enfants et des jeunes sur le net.
3. Temps de partage des productions réalisées par les différents groupes thématiques régionaux (forme à définir)
4. Atelier de partage et d'information autour de l'expérimentation « le e-portfolio au service de la VAE » en lien avec le projet régional de VAE
5. Interventions sur la thématique « de l'éducation aux médias à l'influence des médias sur l'éducation »
Pour en savoir davantage, se pré-inscrire, participer à l'organisation, se renseigner sur les modalités pratiques qui permettront le déplacement et, éventuellement, l'hébergement, consultez le blog de la Coraia.
D'ores et déjà, bloquez la date !
Fin : 25/06/10 - 17:00
Lieu : Thonon les Bains
Interpellée par différents acteurs de terrain de l'accès public à Internet, la Délégation aux Usages de l'Internet (DUI) relance la Fête de l'Internet en 2010, en partenariat avec l'association Villes Internet, la Caisse de dépôts et TER/SNCF.
La période retenue est la semaine du samedi 20 au dimanche 28 mars 2010, pour respecter la tradition printanière...
Comme l'année dernière, des supports de communication vous sont proposés sous forme numérique (logo, affiche, bannière, ...) et l'agenda de l'accès public à Internet est à la disposition de tous pour annoncer les événements programmés.
Vous pouvez trouver les logos à télécharger sur cette page Ville Internet
Villes, collectivités locales, EPN, associations, des supports de communication sont mis à votre disposition pour vous aider à organiser un évènement fête de l'Internet 2010.
Pour les animateurs de lieux d'accès publics à internet, membres de ce réseau merci de faire remonter vos initiatives, manifestations via ce réseau, par mail (fgenestier@villes-internet.net) ou bien en vous connectant sur la page initiatives de l'association, ici.
Nous relaierons comme d'habitude avec plaisir vos actions et sommes à la recherche de toute annonce ou compte-rendu dans vos EPN, cyberbase et lieux d'accueil à l'occasion de cette manifestation festive, pédagogique et conviviale qui permet chaque année de faire se croiser les différents acteurs de l'internet et d'informer un public de plus en plus important aux avantages des usages de l'internet, notamment citoyen.
Colloque 3 février 2010
Internet pour tous, internet solidaire
En attendant les actes du colloque, un petit résumé des propos tenus par les différents intervenants au fil de la journée (source : synthèse de la journée, disponible sur le site de Villes Internet ici
INTRODUCTION
Jean-François VOGUET, le sénateur-maire de Fontenay-sous-Bois
Le thème de la solidarité est fondamental pour réussir le pari d'une ville en partage et l'internet pour tous en est l'un des axes essentiels » Internet est au coeur de la vie sociale.
Bernard BENHAMOU, Délégué aux usages de l'internet
L'accès à l'internet est un droit fondamental qui justifie la gratuité de ce service pour lesp lus défavorisés ou, à défaut, lam ise en place d'un tarif social. Il faut mettre en place des politiques d'accès pour tous : les plus de 60 ans et les personnes à revenus modestes sont particulièrement concernées par les nouveaux efforts à concrétiser. Nouvceau défi à prévoir : selon certaines prévisions, les « mobinautes » (téléphone mobile) dépasseront en nombre les internautes en 2012. là aussi, il faut s'assurer que tous auront droit d'accès.
Le numérique pour tous dans les quartiers populaires : M. BRIAND (Créatif) et B. BOISSIERE (IRDSU)
Le taux de connexion moyen est élevé aujourd'hui. Reste un problème fondamental : travailler davantage sur les compétences numériques de chacun. . Les conséquents budgets de l'aménagement numérique du territoire devraient consacrer pour une efficacité idéale une part de 5 à 10% pour l'accompagnement au quotidien et en proximité avec les usagers. Différents freins reviennent régulièrement dans les études menées au sujet de la fracture numérique qui rime souvent avec fracture sociale (cf la synthèse).
Réaffirmer l'enjeu du numérique dans les quartiers populaires semble aujourd'hui nécessaire.
Le travail en réseau des acteurs impliqués, leur formation, l'action pédagogique auprès des personnes isolées sont à développer.
Table ronde n°1 : internet et habitat social
E. Lamoulen (Toit Angevin), R. Roué (EPN Kerorvien à Brest), M. Beauchamps (chercheur)
Pour les locataires, selon le Toit Angevin, bailleur social, le coût et les conditions d'acces à internet les préoccupent. A noter la différence marquée du taux de connexion des foyers selon leurs revenus, les plus modestes étant aussi les moins connectés. Le risque de se ruiner existe en cas d'abonnement, notamment quand plusieurs ados vivent au foyer.
L'internaute moyen n'existe pas. Il y a ceux qui ont internet et ceux qui ne l'ont pas. Et malheureusement ce sont ceux qui en auraient le plus besoin qui y ont le moins accès.
A voir, exemples à Angers et Brest sur la synthèse complète.
Le prix comme frein majeur à l'équipement et l'abonnement. Une fois toutes les factures payées, il ne reste à certaines familles que 80 euros par mois : sur cette somme résiduelle, les 20 euros d'abonnement internet sont insurmontables. Les offres actuelles d'accès universel sont inadaptées. Méfiance également : certains opérateurs peuvent se servir de l'internet offert gratuitement dans un premier temps comme produit d'appel pour des produits suivants facturés à prix prohibitifs aux collectivités.
PROPOSITIONS : Développer l'accompagnement des personnes, la puissance publique peut financer les infrastructures et l'internet social , developpement des logiciels libres.
Table ronde numero 2 : Tous équipés; Une démarche éco-sociale
P. Perez de la DUI, G. Berhault de l'ACCID, H. Beaulme d'Ecodair et J. Houdremont de la M@ison de Grigny
Important problème d'accès à l'équipement (prix élevé des ordinateurs) A éviter : la fracture entre population sous-équipée et population suréquipée. Solutions : entreprises de recondsitionnement d('ordinateurs, avec emploi de personnes en difficulté.
Les utilisateurs accèdent ainsi à bas prix à l'équipement informatique.
Table ronde n°3 : Tous usagers : Un enjeu citoyen
avec P. Guillou de IDEOSE, D. Robert de Microlithe, E. Le Faucheur Joncour (Brest) et V. le Bihan d'Aubervilliers
Pour faciliter l'accession numérique et diffusion des compétences , des expériences ont été menées à Brest pour la rencontre de deux réseaux essentiels : les acteurs du domaine social et la ville, avec la création d'une plateforme d'infos.
Aubervilliers a parié sur les assistantes sociales, sur le renforcement des ateliers numériques
existant en médiathèque.
Microlithe parie sur les logiciels d'aide et de soutien scolaire (entre autres).
La société Ideose réfléchit à l'accès au web pour des personnes aveugles ou sans compétences techniques numériques de base. Il faudrait intégrer l'utilisation du web comme une véritable accession transversale, partir d'un concept pour les personnes handicapées et en tirer des conclusions et des solutions pour un public sans handicap.
Atelier A – Réunion du groupe de travail numérique et politique de la Ville : voir les propositions dans la synthèse ici ou dans article du réseau ici
http://www.villes-internet.net/UPLOAD/article/pages/2695_article.php
CONCLUSIONS
M.Laget, DATAR
Le numérique passe d'un statut utilitaire à une multiplicité des usages. Attentes individuelles, collectives, globales. En Europe, des programme incluent l'accès au numérique, dont les financements restent à organiser.
Législatif : loi lutte contre la fracture numérique, aménagement du territoire, circulaire du 31 juillet 2009 poussant le préfet à organiser la concertation pour SCOT régional et schéma directeur.
Hervé MASUREL SG-CIV
Quatre axes à travailler : Faciliter l'accès à l'équipement, inciter à un usage intelligent de l'internet, faire en sorte que le numérique puisse faciliter l'accès au service de proximité, faire participer les habitants obligatoirement.
Loïc Damiani : adjoint à Fontenay
Les projets publics doivent aussi trouver leur place en matière d'internet, notamment pour les jeunes. Le numérique, les échanges générés via internet pour création de lien intergénérationnel ou social pour publics en difficiultés doivent être multipliées.
ANSA
http://www.solidarites-actives.com/
EPN de Kerourien
http://psaume.infini.fr/mot.php3?id_mot=8
Toit Angevin
IDEOSE
ACCID
http://www.acidd.com/UPLOAD/rubrique/pages/118/118_rubrique.php
Ecodair, entreprise de reconditionnement de matériel informatique
http://www.ordinateur-occasion.com/
http://www.ordinateur-occasion.com/ecodair-463.html
Parlez Cités
http://www.projets-citoyens.fr/node/1524
Maison de Grigny (69)
ANIS -Roubaix
http://www.nord-internet-solidaire.org/spip.php?article1373
Créatif -Brest
http://www.creatif-public.net/article887.html
Inter-réseau des professionnels du développement social urbain
Page du colloque du 3 février sur le site de Fontenay-sous-bois
http://www.fontenaynumerique.net/colloque-internet-pour-tous-3-2-10/
Video internet pour tous de Fontenay sous bois
http://www.dailymotion.com/video/xc0oi5_internet-pour-tous-qu-en-dites-vous_news
les webtrotteurs
Les labels Ville internet 2010 ont distingué pour sa première participation, la ville de Remire-Montjoly en Guyane Française. Comptant plus de 18.000 habitants, la commune, proche de Matoury et de Cayenne a lancé de nombreuses initiatives pour faciliter la vie des habitants, en lien avec internet, que ce soit en matieère d'e-administration ou accès public.
Patricia Gerard, septième adjointe était présente à la cérémonie des labels et nous parle de la politique de la ville en matière d'accès public à intertnet, en particulier dans le quartier des Ames Claires, l'un des trois quartiers populaires aidés par un dispositif national sur le territoire de la commune.
Le projet FERIS (Fresnes Eduquer au Recyclage Informatique Social) initié par le CCAS de la commune de Fresnes sur Escaut (59), marie apprentissage technique et accès pour tous à internet. Ce projet a remporté en septembre le 2e prix national de l'innovation sociale. A noter que la ville a décroché sa deuxième arobase pour le label internet 2010, la semaine dernière.
La Cyberbase de cette commune de 7500 habitants est ouverte depuis 2006, compte plus de 700 inscrits, un succès qui répond parfaitement aux besoins exprimés par les jeunes et les familles.
Soucieuse de lutter contre la fracture numérique qui rime hélas bien souvent avec fracture sociale et frappe les habitants des quartiers populaires, l'équipe du C.C.A.S. de Fresnes a imaginé la mise en place d'ateliers de recyclage informatique social. Ces ateliers consistent dans un premier temps à récupérer du matériel informatique auprès d'associations, de collectivités, de banques, d'entreprises ou encore de particuliers. L'objectif est ensuite de vérifier l'état du matériel et si besoin de remplacer les pièces défectueuses, manquantes ou obsolètes, telles que la carte graphique, le boitier électrique, les lecteurs de disques...Enfin, une fois l'ordinateur remis en état, des formations au traitement de texte ou encore aux outils de recherche sur Internet sont dispensées.
A voir (avec nos excuses pour l'ambiance sonore) l'interview video de David Henrard, responsable informatique qui accompagne de A à Z les bénéficiaires de FERIS.
Pour tout renseignement concernant ce projet et si vous souhaitez vous inspirer de cette initiative, vous pouvez contacter le C.C.A.S. au 03.27.28.51.45 ou la Cyber-base au 03.27.24.72.11
Agora web TV de Saint-Laurent Blangy
"La Chaine qui vit au rythme de votre vie" clame le slogan de Saint -Laurent Blangy, dans le Nord Pas de Calais, à deux pa&s d'Arras. " Votre chaîne locale d'information du Val de Scarpe, de votre commune, de votre association, de vos passions..."
Destinée à mettre en valeur les habitants, leurs idées, leurs initiatives locales et positives. La Chaîne a par exemple lancé un hebdoweb d'informations sur le quartier des Nouvelles Résidences et fait le point régulièrement sur l'opération de renouvellement urbain qui modifie profondément le quartier.
Née à l'issue d'un débat participatif en 2007, la web TV se veut conviviale, informative et positive
500 reportages, 150.000 visionnages. Des kits reporters, une formation de base, des conseils éclairés sont dispensés aux volontaires des associations.
A lire, larticle de Nikoonline : http://reseau.villes-internet.net/space/label2009/content/agorawebtv-la-tele-citoyenne-de-saint-laurent-blangy_4D3EE333-2367-4CA7-8A75-0F77F64E6F79
Ateliers d'initiation aux usages
Comment organisez-vous vos ateliers d'nitiation aux usages ?
Pour ma part.
J'utilise le référentiel du Passeport Internet et Multimédia établi par la délégation aux Usages et Internet, bien que je ne délivre pas ce fameux passeport. Les ateliers sont essentiellement remplis par des retraités qui ne sont pas demande d'un passeport mais d'un savoir-faire.
Je découpe mon progamme en plusieurs modules.
Chaque module se déroule sur 3 scéances de 2 heures, à raison d'un scéance par semaine.
Toutes les trois semaines je propose 7 créneaux horaires réservés à ces modules.
Rien de très original dans les thèmatiques de mes modules :
premiers pas sur l'ordinateur
premiers pas sur internet
courrier électronique
traitement de texte
recherche sur internet
messagerie instantannée
protection de l'ordinateur
retouche photos
etc...
L'avantage est que cela offre une grande souplesse à l'usager qui peut très bien suivre un module en septembre, puis un autre en mars, puisque chaque module est indépendant.
L'inconvénient est que ça demande beaucoup de travail d'organisation et de gestion.
Hélène Broussolle, animatrice à la Cyberbase Délivrance, à Lommes, à côté de Lille a fait de ses blogs une véritable mine de renseignements pour les animateurs EPN. Entretien avec une passionnée, curieuse de tout et férue de partage avec ses collègues et le reste de l'humanité...
Comment avez-vous eu l'idée de faire de votre blog / univers Netvibes une source d'infos ?
Dans le cadre du programme régional Nord Pas Dde Calais pour le maintien du réseau cyber-centre et de l'évolution des missions (PSC), j'ai participé à plusieurs réunions et séances de travail en 2008 où il a été question d'e-services locaux, outils du web2, et de mutualisation d'expériences.
Dans le double objectif de tester des outils et de capitaliser les travaux et ressources effectués dans la cyber-base, j'ai tout d'abord réalisé un blog perso :
Fortement intéressée par le développement des usages collaboratifs, et par des outils émergents comme les univers Netvibes, j'ai ensuite travaillé sur un site de ressources pour les animateurs et responsables d'espaces publics.
Netvibes est un agrégateur de fils RSS multiplateforme qui fonctionne à base de widgets (petits modules de liens, podcast, diaporama et outils). Extrêmement facile d'utilisation, il permet de créer des outils transversaux basés sur l'actualité, pratique pour la veille, sans stockage.
Les informations récoltées sur ma page publique « Ressources pour la médiation multimédia » sont classées par onglet thématique : « ressources et réseaux », « accueillir le public », « concevoir des ateliers », « actualité des T.I.C. », « réflexion échange »...
Quels problèmes sur le terrain vous ont amené à cette démarche ?
Nous accueillons tout type de public, demandeur d'emploi, retraité, jeune, artiste, avec chacun des demandes précises et particulières. Afin d'être le plus réactif et pertinent possible, il me semblait important d'avoir des ressources au goût du jour, à portée de main.
D'autre part, je suis abonnée à plusieurs lettres d'information, aux groupes Yahoo, EPN et Facebook, la liste EPN de Twitter sur lesquels circulent nombre d'informations qu'il me semblait intéressant de collecter.
La question sous-jacente de ce site était aussi de faire un état des lieux des ressources disponibles, en dehors du portail Cyber-Base auxquels tous les espaces publics numériques n'ont pas accès, et pour poser un premier pas dans l'élaboration d'un outil de collaboration entre les cyber-centres régionaux.
Quels contacts nouveaux et professionnels avez vous pu lier ?
Invité par Jean-Luc Raymond, coordinateur du groupe EPN sur Yahoo (Espaces-publiques-multimedia@yahoogroupes.fr) et des EPN de Wallonie, j'ai présenté mon travail aux REWICS 2009, le 2 avril 2009, à Charleroi.
Cette première expérience m'a permise de prendre la mesure des liens qui se tissent entre la Belgique, la métropole lilloise, le Hainault, la Picardie et la Bretagne !
Par la suite, j'ai présenté ce projet à Euratechnologies à Lille où j'ai pu échanger avec mes confrères du Nord Pas de Calais.
J'ai aussi noué de nombreux contacts via Netvibes, le blog et les communautés en ligne.
Quels sont les aspects de votre travail d'animateur multimédia que vous appréciez le plus ? Le moins ?
J'aime avoir la tête dans la planète Nouvelles Technologies et les pieds sur terre avec les usagers. C'est passionnant de voir la vitesse à laquelle évoluent les outils, de trouver le lien avec les usagers et les moyens de transmettre cette information.
Globalement, nous avons du mal à faire appréhender notre potentiel et faire évoluer notre image.
Comment intégrez-vous la dimension sociale et politique de la ville dans votre espace ?
Nous avons la chance de pouvoir prendre le temps avec chacun, c'est un grand luxe ! Pas de quota à remplir, chacun va à son rythme, à partir de là où il en est, et c'est pour ça que les usagers viennent, et reviennent.
La politique se pratique dans le choix des formations, des outils proposés.
Un résumé en photos des deux jours de biennale de Grigny en attendant plus
-la conférence d'Agnès Pécolo
- Atelier l'avenir des EPN
-intervention de la ligue d'improvisation théâtrale lyonnaise
- atelier solidarités et TIC
-le Bar solidaire de la Biennale
- Intervention de Francis Pisani, journaliste sp"écialisé dans les nouvelles technologies
- présentation de KIKAVU, plateforme video de service public
L'Agence Mondiale de Solidarité Numérique et la M@ison de Grigny vous invitent à participer pendant la biennale à un atelier organisé dans le cadre de la BIENNALE DE LA M@ISON, le Vendredi 4 décembre 2009 à 11 heures à GRIGNY. La charte « Ordinateurs Solidaires » sera signée à l'issue de cette rencontre en présence de la presse.
Cette édition 2009 clôture un triptyque intitulé « Accès pour tous aux T.I.C., entre illusions et réalités » lancé en 2005. Populaire par excellence, la biennale s'adresse à tous : animateur, enseignant, chef de projet, responsable associatif, élus, membres des réseaux des espaces publics numériques. C'est un rendez-vous tout public.
La coordination régionale des réseaux d' EPN y organise la deuxième rencontre annuelle 2009 des acteurs de l'accès au « numérique pour tous » accompagné en Rhône-Alpes.
A voir, une video d'une rencontre précédente
L'équipe de l'Espace Multimédia - le Mulot propose,
mardi 24 novembre prochain à 20h30, une conférence sur le thème :
Usurpation d'identité sur Internet : Êtes-vous bien protégés.
Destinée à tous les internautes, cette présentation a plusieurs objectifs
- Connaître les risques d'usurpation d'identité sur Internet,
- Savoir protéger sa vie privée sur le Web,
- Savoir réagir en cas d'usurpation de son identité.
Entrée libre - Sur réservation
4 rue de la Beauce
78310 Maurepas
01 30 51 34 70
Fin : 24/11/09 - 22:30
Lieu : Espace Multimédia - le Mulot
78310 Maurepas
Apibeursdé touillou Zazie!
Les bibliothèques du Havre vous invitent à fêter cet anniversaire tout au long de l'automne.
Il y a 50 ans, en 1959, Zazie dans le métro de Raymond Queneau, roman ludique, populaire et savant, remporte un succès immense et immédiat. Dans cette oeuvre, Zazie et Queneau osent la transgression et la langue y résonne fortement avec notre époque twitter et texto.
« Komment k'tu causes? »: un jeu concours sur le net du 15 septembre au 6 décembre
Jenkroipamezoreilles: Zazie a son blog!
Lieu d'expression et d'échange, le blog de Zazie vous emmène dans l'univers du langage de Raymond Queneau, avec Marie Desplechin aux manettes! Venez jouer sous forme de texte ou d'image, ou tout simplement découvrir les réalisations des ateliers et des internautes... vous vous laisserez peut-être tenter !
http://www.ville-lehavre.fr/zazieblog
Remise des prix le 10 décembre à 18h à la bibliothèque Armand Salacrou. Des BD dédicacées sont à gagner !
« Komment k'técris sur le blog? »: pour vous initier au blog de Zazie De 15 à 115 ans
-Samedis 26 septembre et 24 octobre, à 10h30 à la bibliothèque Armand Salacrou
-Jeudis 1er et 8 octobre, à 17h à la médiathèque Martin Luther King
-Mercredis 7 octobre et 4 novembre - Samedis 24 octobre et 21 novembre à 15h à la bibliothèque du Mont-Gaillard
Jouez, votez et gagnez ! Il vous suffit de vous emparer du clavier et de partir à l'assaut des défis littéraires qui vous sont lancés.
Réseau des bibliothèques du Havre
Bibliothèque Armand Salacrou
17 rue Jules Lecesne
76600 Le Havre
Tél : 02.32.740.740
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Focus EPN Toulouse (Suite)
Les hautes technologies sont bien représentées à Toulouse. Si on connaissait l'aéronautique, n'oublions pas la téléphonie mobile et la géolocalisation. La ville a pour ambition de devenir la capitale européenne dans ce secteur. En effet, c'est dans sa Communauté urbaine que se trouvent Galileo (concurrent de l'américain GPS), Thalès, le CNES, et de nombreuses start-ups spécialisées dans les services mobiles géolocalisés.
Pourtant, il a été démontré à Toulouse une carence dans le développement des EPN. A ce jour, 37 accès publics à internet (API) ont été recensés dont 25 seulement sont éligibles au titre d'EPN. Discuter de ce sujet était l'objet de la réunion participative du 17 septembre dernier dans l'amphithéâtre de la salle du Sénéchal, à l'occasion de la présentation de l'étude « Bilan des lieux d'accès publics à internet et au multimédia et scenarii d'intervention », en présence de Serge Bergamelli, Directeur régional Midi-Pyrénées de la Caisse des Dépôts et d'Erwane Monthubert, conseillère Déléguée aux TIC à la Mairie de Toulouse.
Le rappel des éléments de contexte est intéressant : 45 % de la population française ne se connecte jamais. Pour 12 % c'est trop cher, pour 29 % c'est trop compliqué et 20 % n'en voient pas l'utilité (Source CREDOC 2007). Si 64 % des usagers ont besoin d'accompagnement, ce besoin est notablement satisfait par le professionnalisme des animateurs d'EPN – ce qui dit toute l'importance de leur existence. Parmi les dispositifs nationaux d'EPN, il faut souligner la présence du réseau Cyber-base, le plus important en France (852 espaces, 1 800 animateurs), également bien structuré dans la région Midi-Pyrénées (57 espaces, 110 animateurs).
On observe comme tendances une action associative positive en termes d'animation mais une gestion souvent instable, ainsi que la volonté des collectivités de disposer d'une visibilité sur les actions menées. A Toulouse, il n'y aurait pas réellement de politique globale en matière d'accès public à internet dans les quartiers, des qualités d'accès et de service très variables, des lieux peu visibles...
Pour mettre en perspectives les enjeux liés aux EPN, trois thématiques majeures sont recensées :
1. Quels sont les principaux publics accueillis ?
- Demandeurs d'emploi (environ 30%),
- Jeunes, collégiens, lycées,
- Retraités et seniors (en forte progression),
- Commerçants et artisans (nouvelle population en émergence),
- Partenaires locaux (associations, etc.).
2. Quels sont les usages des utilisateurs ?
- Emploi (assistance aux démarches en ligne...),
- Education, enfance (soutien scolaire et projets pédagogiques...),
- Social (aide au montage de projets associatifs...),
- Services publics en ligne (assistance aux démarches en ligne...),
- Développement économique (proposition du Passeport pour l'Economie Numérique),
- Insertion (aide à la lecture, apprentissage du français...),
- Culture (création artistique et culturelle...),
- Handicap (compensation des déficiences).
3. Quels sont les attentes des équipes de ces espaces ?
- Pérenniser leur fonctionnement,
- Faire évoluer l'offre d'animation,
- Toucher de nouveaux publics,
- Disposer de plus de visibilité à l'échelle locale.
- Compenser les fragilités financières, surtout dans le cadre d'un portage associatif,
- Renouveler le matériel vieillissant.
En conclusion, il ne faut pas oublier que l'EPN est un outil au service des politiques publiques. Il a pour vocation d'offrir un accès pour tous dans un souci d'équité et de cohésion, et intervient dans de nombreux domaines tels le développement social et économique, l'aménagement du territoire, l'amélioration de l'accès aux services publics.
La Direction départementale du livre et de la lecture de l'Hérault (34) a mis en ligne un travail de la commission multimédia élaboré par les bibliothécaires de son réseau. Ce document, qui ne veut pas être figé est conçu comme un guide pour tout bibliothécaire doublé d'un animateur multimedia.
http://www.cg34.fr/loisirs/savoir/bdp/medias/mediatheque_multiimedia.pdf
Issu d'une concertation entre animateurs-bibliothécaires, qui s'est terminée en juin dernier, il permet de faire le point et de proposer des solutions à tout animateur multimedia exerçant en médiathèque.
Disposition des ordinateurs dans le lieu d'accès public à internet , sécurité des accès, gestion du temps de connexion des internautes, label espace culturel multimedia et EPN, accompagnement pédagogique, logiciel libre.
A noter, un point très intéressant sur le Net Art, avec de nombreuses références indiquées.
Les animateurs de lieux d'accès publics à internet, même n'exerçant pas en médiathèque ou bibliothèque y trouveront des ressources précieuses.
Par exemple, le site artisteslr propose de découvrir le travail des artistes contemporains du Languedoc Roussillon :
Jeudi 17 septembre 2009 s'est tenue à Toulouse une réunion concernant la préparation de l'étude "Bilan des lieux d'accès publics à Internet et au multimédia et scénario d'intervention pour la ville de Toulouse". Présidée par Erwane Monthubert (conseillère Déléguée aux TIC à la Mairie de Toulouse) et Serge Bergamelli (Directeur Régional Midi-Pyrénées de la Caisse des Dépôts), cette réunion participative a réuni une soixantaine d'acteurs territoriaux et associatifs, de responsables et animateurs d'espaces publics numériques. L'étude, présentée par la société CAP-TIC, a mis en perspective les EPN toulousains : état des lieux, enjeux, acteurs, etc. La ville rose souhaite en effet mettre en oeuvre une politique ambitieuse de déploiement des espaces publics numériques pour ses administrés, en veillant à répondre aux besoins de populations spécifiques, tels les demandeurs d'emploi, les séniors ou encore les commerçants et artisans.
Villes Internet était présent... et postera ici pour vous une synthèse de ce bilan dans quelques jours.
Interview de Magali et d'Amaury, du cyberespace de Gentilly : le rôle de l'animateur de cyberespace
Magali : dans notre structure, le contact avec le public est tres personnalisé. Il y a les missions de l'animateur telles que définies par la fiche de poste et ...il y a le quotidien ! Avec des demandes assez surprenantes, des demandes d'avis sur les sites les plus variées : ça peut aller du choix de la couleur d'une laine sur un site de travaux manuels ou encore des conseils amoureux sur les sites de rencontre. J'ai accompagné quelques personnes sur ces sites, à leur demande. Je ne sais pas si c'est spécifique aux milieux populaires ou pas, je n'ai connu que Pierrefitte sur seine et Gentilly.
L'impression que j'ai, c'est que, à Gentilly on a une population populaire, avec une problématique moins grave. A Pierrefitte, j'ai rencontré des gens qui arrivaient de pays d'Afrique, avec 6 mois d'alphabétisation, sans avoir suivi de formation. Ils étaient poussés par l'ANPE à venir s'inscrire sur les sites de recherche d'emploi. Je me souviens d'une personne qui n'avait pas l'intuition de ce qu'était l'écriture. Elle était troublée par la forme des lettres sur le clavier où les lettres sont en majuscule et où, elle, écrivait en minuscule. ça dépasse le cadre de l'animateur social.
Le fait qu'ils arrivent jusqu'à nous, ce n'est pas neutre. ça veut dire qu'il y en a beaucoup et que les services, avec d'autres structures sulr a ville, permettant de régler ces problèmes là, se retrouvent débordés.
Ici, je ne rencontre pas ces cas-là.
Q : la population est différente ?
Magali : Il me semble. Plus de type ouvrier, avec un degré d'éducation qui me semble plus élevé et une aisance financière un peu plus grande qu'à Pierrefitte.
Q : La différence de niveau social et d'aisance, c'est quelque chose que tu peux ressentir dans tes missions ?
M : Oui. Déjà, on les accompagne davantage sur nos missions précises, les chercheurs d'emploi. La demande en terme d'accompagnement social, qui dépasse la demande d'accompagnement technique, est moins forte. A Pierrefite, typiquement, j'ai eu le cas de personnes qui envoyaient des lettres de candidature du type : "Je pense que je suis très bien pour ce travail et je voudrais gagner de l'argent". Ils trouvaient ça tout à fait valable de poster ça, ça leur avait coûté d'écrire ça. Et la réaction était : "Si avec tous les efforts que j'ai fait, avec les efforts que je fournis, je ne trouve pas de travail, c'est que les employeurs n'y mettent pas du leur". Typiquement, ici, les gens sont plus suivis par le Pôle emploi (même si on n'en a pas sur Gentilly) ou d'autres associations ou parce qu'ils ont un degré d'éducation qui les a habitués à certains usages.
Q : la mission d'éducation technique ou d'accompagnement, d'éducation à internet ou encore la découverte et l'apprentissage des logiciels libres, c'est quelque chose que vous pouvez faire facilement ?
Amaury : C' est pas évident. C'est facile sur un rôle d'accompagnement à l'équipement ou à l'autonomie, des primo-apprenants. Ils n'y connaissent rien, on les accompagne avec notre moule qui est plus socio-éducatif que technique. On a vraiment vocation sur un EPN à apprendre aux gens à dominer un outil technique qui fonctionne, en prenant en compte les enjeux, notamment de l'évolution de la société au regard de l'arrivée du numérique
On va avoir, chez ces personnes-là, une écoute importante. Tous les enjeux que l'on assène au fur et à mesure de notre accompagnement sont permanents.
En revanche sur les autonomes, qui viennent pour des raisons économiques, s'ils sont utilisateurs de l'outil et qu'ils en ont la maitrise, on va les accompagner sur des soucis techniques, sur des outils complexes mais on les aura beaucoup moins en apprentissage de fond dans la mesure où ils ne vont pas etre forcément demandeurs.
Magali : je vais nuancer ce que tu dis, Amaury. J'ai eu une frange d'utilisateurs, d'autodidactes, qui viennent pour utiliser le cyberespace comme un cybercafé car ils n'ont pas de postes à la maison, pour des recherches d'emploi. Et qui, voyant l'accompagnement que l'on fait sur les primo-apprenants, rencontrant des difficultés, se greffent sur cette initiation de base, la gestion des fenêtres par exemple.
Amaury : on a choisi de bosser avec des outils alternatifs, comme Linux. Le fait qu'on le propose, permet d'entrer en conversation. Les gens se posent des questions et cela permet de dialoguer de la problématique du libre, du privé, du modèle économique des acteurs privés qu'on trouve sur le net. Plein de gens ne comprennent pas comment les sites gratuits sont financés, quel est leur modèle économque, le gratuit fonctionne, comment les libres sont financés..
Q : ces discussions sont rares, fréquentes ?
A : assez fréquentes, plusieurs par semaine. On a 10% des utilisateurs qui sont fermés. Qui sont autonomes et fermés, qui viennent faire ce qu'ils ont à faire. Point barre. Peu de gens viennent consommer comme dans un ctybervcafé, mais il y en a quand meme. Le reste, toute la population apprenante, pas énorme mais facile à toucher. La plus facile à toucher, c'est la population qui s'équipe, qui est dans une relation de confiance.
Les retraités, nouveaux internautes
A : Essentiellement, la demande de conseils de ce type émane pour ne pas dire exclusivement des retraités, des seniors qui pour des raisons de communication intergénération viennent s'équiper ?
Avant tout, c'est l'échange de photos des enfants et des petits enfants.
La grand-parentalité est un facteur d'équipement énorme. Les parents communiquent sur les petits enfants pratiquement exclusivement par ce biais là.
Deux choses les motivent, soit ils arrivent à vide : "je viens de devenir retraité"
"Je suis retraité, j'ai du temps, je voudrais enfin ciomprendre ce qu'est l'informatique". Le terme informatique, revient souvent"
Q : je suis assez épatée par la présence des retraités, des seniors dans les EPN....
M : C'est énorme !
A : ça ne représente pas la moitié en nombre, mais ça représente largement la moitié en taux de fréquentation en occupation et en accompagnement.
M: par rapport à l'offre générale proposée comme l'utilisation du cyberespace comme un cybercafé de base, ou les formations, ou l'accompagnement de projets, les ateliers pratiques (blogs, sitrs) ; ils vont balayer beaucoup plus large que le reste de la population. Les 30-40 ans viennent ici, pour la plupart, des recherches d'emploi. Quelques uns vont se greffer sur des initiations, moins que les seniors. Après, ils ne vont pas se lancer dans l'aventure des créations de sites, mais en moyenne, ce sont des seniors qu'on aura dans toutes les activités.
A : Ce qui est sensible, on a eu des afflux massifs de seniors lors des activités qu'on a eu avec le CCAS retraités. Sur Gentilly, les retraités sont très accompagnés. On a répondu à la mise en place d'un blog pour l'atelier d'écriture, qui a été fait ici dans le cadre d'un atelier. Une fois par mois, on met en place un équipement pour les animateurs des CCAS retraités. Ils vont faire un atelier pour valoriser leurs activités. Comme les joyeux baladeurs, un club qui fait de la marche à pied, qui vient chercher et illustrer leurs itinéraires.
Dans le cadre de services municipaux, les gens viennent nous voir.
Image et perception du cyberespace
Amaury : au sein de la ville, les gens ont , y compris les agents, une notion assez floue de ce qu'on peut faire. Depuis la création du cyberespace, le cyberespace a toujours été perçu comme un équipement municipal à part, un peu inaccessible...
Q : C'est un peu antinomique avec l'idée de l'internet public...
A : ça reste, "c'est votre truc, les ordinateurs, c'est trop compliqué pour nous..."
Q : Comment les gens peuvent arriver à se faire cette idée là ?
A : Comment ? La réponse qui revient souvent dans leur bouche, c'est : "C'est l'informatique. C'est compliqué."
Q: vous êtes mis à part ?
A : On n'est pas mis à part, on est un peu mystérieux...On n'est pas accessible..
M: en dépit du fait qu'on est juste à côté de la mairie...
A : et que notre rue n'est pas une rue qu'on emprunte à pied, personne n'a de raison de venir ici, de remonter cette rue. Les gens nous court-circuitent, car il y a d'autres itinéraires pour aller, ou aux commerces, ou au centre-ville, ou à la station de RER



