La Réunion : La CYBERBASE Le Port au coeur de la première rencontre Villes Internet/ Océan indien
Dans le cadre de la première rencontre régionale Villes Internet/Océan Indien qui se déroule aujourd'hui jeudi 24 et demain vendredi 25 juin à la médiathèque Benoite Boulard, de la ville du Port à la Réunion, nous avons interviewé les animateurs de la cyberbase Le Port (Fabrice DAMOUR, Laëtitia AUGUSTIN, Christophe LAYEMAR), qui nous présentent leur cyberbase et leurs actions.
Avec 3.300 inscrits et beaucoup d'habitués, la cyberbase Le Port est placé sous la responsabilité de Lionel Letoullec, responsable informatique et cyberbases pour la communauté d'agglomération TCO, Territoire de la Côte Ouest. Nous publierons les interviews des animateurs cyberbases de 4 autres communes du TCO prochainement.
Pouvez-vous en quelques mots présenter votre lieu d'accès public à internet et ses spécificités ?
La Cyber-Base du Port est située au sein même de la médiathèque Benoite Boulard.
L'espace met à disposition du public 12 postes informatiques connectés à Internet, dont une dédiée à la vidéo et une à la création audio, d'une imprimante et d'un scanner.
Quels sont les services proposés les plus prisés par vos utilisateurs ?
L'accès libre à Internet fédère le plus d'utilisateurs : consultation de messagerie, de blogs, messagerie instantanée, recherches diverses sur internet...
Les usagers sont nombreux à plébisciter l'initiation à l'informatique : 3 jours par semaine, des ateliers sont mis en place ; cela peut concerner les bases de l'informatique, la messagerie, l'utilisation de base de logiciels divers (retouche de photos, traitement de texte...).
L'emploi est également mis en avant : beaucoup de personnes viennent dans l'espace pour la recherche d'emploi en ligne, mais aussi pour la création de cv, lettre de motivation.
De nombreux usagers adhèrent aussi à l'administration en ligne (état civil, déclaration d'impôts...)
Enfin, certains moments sont réservés spécialement pour les loisirs à l'intention des jeunes (jeux vidéo sur internet, jeux éducatif...)
Selon vous, existe-t-il une pratique et une perception réunionnaise de l'internet ?
Cela dépend de la classe d'âge : pour les jeunes réunionnais, l'accès à Internet semble tout à fait normal : beaucoup ne conçoivent plus par exemple de faire une recherche dans les livres, car « il y a Google pour ça ». Pour eux, Internet fait partie de la vie quotidienne.
Pour les 35-55 ans, Internet est un outil qu'ils ont appris à utiliser un peu tardivement, mais qui les intéresse énormément, car ils se rendent compte de son efficacité, notamment dans certaines démarches administratives. Mais à La Réunion, beaucoup restent encore attachés à leurs outils de communications traditionnels (lettres postales...), même si cela tend à s'amoindrir.
Enfin, pour les séniors réunionnais, Internet est plutôt perçu comme étant l'outil des jeunes ; ils semblent en mesurer l'efficacité, mais ne veulent pas forcément faire l'effort de maîtriser cet outil.
Au regard de ces éléments, on peut dire que de manière générale, le regard et les pratiques réunionnaises de l'internet sont assez semblables à ceux de métropole.
Pouvez-vous me citer un exemple d'action menée qui ait renforcé les liens sociaux existant dans le quartier ou mis en relation des personnes qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble ?
On peut citer les ateliers d'initiation régulièrement mis en place. Les usagers qui y participent ne se connaissent pas forcément au début et sont souvent issus de milieux totalement différents ; mais au fil des semaines, ils apprennent à se connaître et deviennent comme une « petite classe » ; ils sont contents de se retrouver pour l'atelier, mais aussi en dehors : ils prennent contact entre eux.
Quels sont vos liens avec les associations de quartier ?
Il faut parler au passé : il existait au Port deux principales associations avec qui nous avions de très bons contacts ; beaucoup d'évènementiels annuels étaient préparés en partenariat, et ces associations venaient naturellement nous voir s'ils avaient une idée d'action, l'inverse étant également vrai.
Ces associations ont fermé leurs portes depuis.
Cependant, ils reste encore quelques associations avec lesquelles nous travaillons ponctuellement.


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